Standard

En convalescence après sa blessure à la cheville, Mehdi Carcela en a profité, hier, pour venir rendre un peu de baume au cœur à des enfants malades de la Clinique de l’Espérance, à Liège.

C’est chargé de cadeaux (ballons, jeux vidéos, consoles et maillots dédicacés), que le Père Noël d’un jour a débarqué au service pédiatrie. "C’est important pour moi de réaliser ce genre d’action. C’est déjà la quatrième fois que je viens ici, de ma propre initiative. La première fois, c’était en 2009 avec Oguchi Onyewu. Cela fait du bien de rendre le sourire à des enfants qui n’ont pas de chance."

À cette occasion, Mehdi Carcela a évoqué sa situation et le cas Bjorn Ruytinx. "Je ne l’ai pas excusé et il n’a pas essayé de me contacter. D’ailleurs, je n’attends même pas un geste de sa part. Cela ne changerait en rien ma situation !"

Le médian rouche réagit également à la suspension de son bourreau. "Je n’y ai même pas prêté attention. On m’a dit qu’il avait pris un match en appel. Encore une fois, cela ne changera rien."

Désormais, Mehdi Carcela passe ses journées aux soins. "Il arrive que je passe sept heures par jour à l’Académie pour recevoir des soins ou entretenir ma forme via du vélo ou du handbike . Je suis déjà passé par là. J’ai connu pire et je me dis que ça ne le sera jamais davantage."

Revenir, Mehdi Carcela aimerait le faire le plus vite possible. Secrètement, il s’est fixé un objectif. "J’aimerais retoucher le cuir pendant le stage. Pour le moment, cela évolue plus vite que prévu. J’espère être de retour en février. Le ballon me manque déjà. J’espère et je sais que 2014 sera mon année. Je reviendrai en force pour les PO1 ."

Dimanche dernier, Carcela a assisté au Clasico depuis la tribune. "J’ai hésité à venir au stade car, contre Genk, cela m’avait fait mal au cœur tant j’avais envie d’être sur le terrain. J’ai assisté à un bon match de la part de mes coéquipiers. On aurait pu l’emporter. Je suis optimiste pour le futur même si tout le monde veut nous battre."