La Commission des Litiges a jugé les poursuites du parquet irrecevables suite au doigt d’honneur du Marocain lors du Clasico.

Cette fois, c’est la fin de l’histoire : Mehdi Carcela ne sera pas suspendu suite à son doigt d’honneur lors du Clasico du 3 février face à Anderlecht, qui faisait suite à son (superbe) but annulé par le VAR.

Pourquoi n’est-il pas suspendu ? Tout simplement parce que l’action fédérale du parquet de l’Union belge, qui réclamait deux matchs de suspension et une amende de 2 000 €, à l’encontre du joueur liégeois, a été jugée irrecevable par la Commission des Litiges.

Elle se basait en effet sur des articles de presse et des captures d’écran relatifs aux gestes de l’international marocain. Mais pas sur le rapport de l’arbitre ni sur celui du match delegate, qui ne mentionnent aucunement le geste de Carcela (au contraire des faits qui concernent Preud’homme ou Luyindama). Il n’y a donc pas de base juridique pour que cette action fédérale soit examinée par la Commission des Litiges. De plus, le parquet fédéral n’a pas la compétence pour procéder à des poursuites sur base d’images télévisuelles, puisqu’il s’agit d’une compétence exclusive de la Commission de Review (en D1B) et du VAR (en D1A).

Mehdi Carcela et le Standard, qui peut une nouvelle fois remercier son directeur juridique Pierre Locht, qui a une nouvelle fois prouvé sa parfaite maîtrise des moindres subtilités du règlement de l’URBSFA, peuvent donc préparer sereinement la venue de Mouscron, vendredi soir.