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C’est ce mardi que le Marocain comparaissait devant la Commission des Litiges de l’Union Belge suite à son geste qui a suivi son but annulé dans le Clasico. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les débuts ont été animés durant près d'une heure.

Le Procureur du Parquet fédéral, Kris Wagner, a demandé, dans sa plaidoirie, que le médian liégeois soit suspendu durant deux matches. "Il s'agit d'un geste déplacé. Un dossier a été constitué sur base d'échos dans la presse et d'éléments pertinents. Monsieur Carcela s'est excusé sur Twitter pour ce geste et cela doit être considéré comme un aveu extra-judiciaire. Il ne faut pas le banaliser. Le tableau indicatif permet d'imposer une suspension de un à quatre matches. Deux, cela reste donc clément", a indiqué le Procureur.

Mehdi Carcela a ensuite pris la parole pour expliquer que son geste n'était pas "un manque de respect par rapport à l'arbitre" mais "un geste guidé par l'émotion et la pression de ce genre de matches. C'était de la frustration par rapport au VAR."

Pierre Locht, le représentant juridique du Standard, en ensuite indiqué que selon lui, les poursuites entamées étaient irrecevables. "Depuis l'instauration du VAR et la suppression de la Commission de Review pour la D1A, le Parquet n'est plus habiilité à poursuivre sur base d'images télévisuelles. La Review Commission, et c'est bien inscrit dans les réglements, a la compétence exclusive pour cela. Le seul organe qui peut poursuivre sur base de la vidéo est le VAR, durant le match."

Si la Commission des Litiges estime toutefois que le Parquet est compétent dans le cas présent, le Standard a développé d'autres arguments. "Le football, c'est de l'émotion, comme cela a été récemment indiqué à Michel Preud'homme. Mehdi Carcela était habité par un sentiment d'injustice. Par ailleurs, il y a également un précédent : Jelle Van Damme a été suspendu une rencontre avec sursis pour un geste similaire face à Waasland-Beveren."

S'en est suivie une série de précisions juridiques de la part des deux parties concernant la capacité ou non du Parquet à poursuivre dans le cas présent. 

La décision définitive de la Commission des Litiges était attendue en fin d'après-midi ou demain. Elle sera finalement rendue... le 26 février prochain. 


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