Trois succès de rang en championnat, cinq clean-sheets, quatre rencontres consécutives sans prendre de but à Sclessin: autant de raisons de se réjouir dans le chef des Liégeois.

5 | MEILLEURE DÉFENSE

La saison dernière, après huit journées, les Rouches étaient à la 15e place et avaient concédé 18 buts. La défense liégeoise était alors la plus perméable du royaume ! Aujourd’hui, les temps ont changé et la sérénité semble enfin de retour à Sclessin, malgré le couac en Coupe. Au soir de la 8e journée, le Standard est donc sur le podium, mais compte surtout la meilleure défense du championnat avec cinq buts encaissés (zéro sous l’ère Jankovic). Cinq, c’est également le nombre de clean-sheetsenregistrées par Jean-François Gillet. Cette efficacité défensive retrouvée s’explique par la solidité du duo axial. La paire Scholz-Laifis est sûrement la plus complémentaire du pays. Derrière, Gillet est également décisif comme contre Genk, à Lokeren et face à Eupen.

3 | ENFIN UNE SÉRIE DE VICTOIRES

La saison dernière, le Standard n’avait jamais enchaîné trois victoires de rang en Pro League. Aujourd’hui, le groupe d’Aleksandar Jankovic a remis les pendules à l’heure avec des succès face à Genk, à Lokeren et contre Eupen. La dernière fois que le Standard a réalisé une telle série, c’était lors de la saison 2014-2015. Cette saison-là, Ivan Vukomanovic avait remporté ses deux derniers matches, avant d’être limogé, contre Anderlecht (2-0) et au Lierse (2-3). La semaine suivante, José Riga reprenait le flambeau et débutait par un 3-0 contre Mouscron. "On voulait poursuivre notre série en championnat car ça faisait longtemps qu’on n’avait pas enchaîné", constatait Matthieu Dossevi. On confirme les propos de l’international togolais : un an et sept mois, c’est très long ! Désormais, Sclessin est redevenu un enfer… pour l’adversaire.

4 | SCLESSIN À NOUVEAU UN ENFER

"On doit imposer notre jeu et le Standard doit montrer à l’adversaire qu’il est le patron sur le terrain." Telles étaient les exigences d’Aleksandar Jankovic à son arrivée. En insufflant sa rage de vaincre et sa mentalité de gagnant, le Serbe a ravivé la flamme qui s’était éteinte la saison dernière à Sclessin. Dans un passé pas si lointain, le Standard n’était plus souverain à Sclessin où il peinait à garder le zéro. Cette saison, les Liégeois n’ont pas encore concédé le moindre but à Sclessin où ils ont pris 10 points sur 12 contre Saint-Trond (2-0), Charleroi (0-0), Genk (2-0) et Eupen (3-0). "Les cleans-sheets sont dues au travail de toute l’équipe. Aujourd’hui, tout le monde s’arrache", se réjouissait Jean-François Gillet. La dernière fois que le Standard a enchaîné quatre clean-sheets à Sclessin, c’était en 2011.

6 | DE BONNES ENTAMES DE MATCH

Si le Standard est à nouveau solide défensivement, il fait également preuve d’efficacité offensive, à l’image de ses trois attaquants. Après des débuts mitigés, Raman en est désormais à trois buts en trois matches tandis que Belfodil et Sa ont marqué dès leur première apparition. Mais ce qui est surtout remarquable dans le chef des Liégeois, c’est leurs entames de matches. Depuis le début de saison, toutes compétitions confondues, les Standardmen ont ouvert le score à six reprises dans le premier quart d’heure. C’était le cas à Westerlo (Santini à la 6e), contre Saint-Trond (but contre son camp de Pulido à la 13e), à Bruges (Touré à la 14e), contre Genk (Belfodil à la 11e), face au Celta Vigo (Dossevi dès la 4e) et contre Eupen (Raman à la 6e).