Omniprésent sur le terrain, Gojko Cimirot est pourtant l’homme de l’ombre à Sclessin, celui dont on ne parle pas souvent, qui ne fait pas de vagues mais qui est tellement important pour l’équilibre de l’équipe, et ce depuis bientôt trois ans. "Ce n’est pas à moi de dire si je suis important ou non", clame le Bosnien derrière une certaine forme de modestie. "Cela me va très bien d’être dans l’ombre. Le plus important, c’est ce que tu fais sur le terrain."

Joueur de champ le plus utilisé de Pro League avec Hans Vanaken, Gojko Cimirot ne semble pas souffrir de la fatigue. "C’est vrai que, parfois, entre l’équipe nationale, l’Europa League et le championnat, l’accumulation est importante et, si tu n’es pas à 100 % mentalement, tu ne seras pas bon sur le terrain. Pour le moment, je me sens en pleine possession de mes moyens ; je n’ai pas besoin de repos."

À bientôt 28 ans (le 19 décembre prochain), le médian fêtera, en janvier, ses trois ans de présence en bord de Meuse. Le Bosnien n’aspire-t-il pas à voir sa carrière prendre un autre tournant ? "C’est certain que tous les joueurs aimeraient évoluer dans de grands championnats. Moi, j’apprécie le jeu en Italie et en Allemagne mais, pour le moment, je suis à 100 % focalisé sur le Standard, où j’ai encore un contrat jusqu’en 2022. Il y a eu de l’intérêt ces derniers mois, on verra bien pour la suite."

La suite, c’est ce déplacement à Glasgow qui pourrait être décisif dans le mauvais sens pour les Rouches. "Tant que mathématiquement rien n’est joué, on va tout faire pour l’emporter."