Corentin Fiore revient sur le devant de la scène après des semaines compliquées.

Véritable révélation de la saison dernière à Sclessin, Corentin Fiore vit une saison 2016-2017 en dents de scie. Depuis l’arrivée d’Aleksandar Jankovic, le jeune défenseur liégeois a vu son temps de jeu considérablement réduit.

Avant la trêve internationale, contre Mouscron, il fêtait sa deuxième titularisation (la troisième avec le match de Coupe à Geel) en championnat sous la direction du Serbe. La semaine précédente, il avait fait les frais des choix de son coach à Ostende en étant remplacé à la pause. Mais le jeune produit de l’Académie ne s’est pas formalisé pour autant et a pris les choses avec beaucoup de recul.

"C’est certain que ça touche quand on est sorti à la pause", commente le Standardman. "Mais je respecte ce choix et d’ailleurs, après ces changements (NdlR : Goreux était également sorti à la mi-temps), l’équipe a mieux tourné. Cela m’a fait un peu mal, mais dès le lendemain, alors que je devais faire de la récupération, j’ai demandé au coach de m’entraîner normalement."

Cela traduit bien là le caractère de battant du défenseur qui, de son propre aveu, ne lâchera jamais rien.

"Au début, quand on ne joue plus trop, c’est un peu dur à vivre mais ensuite, cela forge un caractère. Ce sont des choses qui arrivent dans la vie d’un footballeur. Moi, j’ai travaillé pour vivre ce rêve-là. Il peut m’arriver n’importe quoi, je ne lâcherai jamais rien pour revenir dans l’équipe. La direction a fait des transferts qui ont pris la place. OK, moi je suis derrière et je travaille. Quand je reçois ma chance, comme au Panathinaïkos, je dois me montrer."

Souvent deuxième, voire troisième choix de Jankovic, Coco, comme on le surnomme dans le vestiaire, a toujours continué à y croire. "Le coach a fait ses choix; je respecterai toujours les choix d’un entraîneur. J’ai continué à bosser même si j’étais un peu sur le côté, que ce soit sur le banc ou encore en tribune. Aujourd’hui, j’ai prouvé que je pouvais rivaliser avec ceux qui sont sur le terrain."

À l’heure où Milos Kosanovic et Darwin Andrade effectuent leur grand retour dans le groupe, Corentin Fiore entend bien, lui, ne plus quitter le onze de base. Une lutte qui s’annonce acharnée, tout profit pour le Standard.