Le capitaine rouche veut cependant que les Standardmen affichent une meilleure mentalité

LIÈGE Après la déroute à Zulte Waregem, dimanche, la venue du Lierse à Sclessin (20h) prend une dimension supplémentaire. Plus que jamais, un faux pas est interdit pour le Standard.

Les Standardmen le savent. Ce n’est pas un hasard s’ils se sont entraînés toute la semaine à huis clos (mais c’est devenu une habitude) et s’ils ont évité tout contact direct avec la presse jusqu’à hier.

Logiquement, c’est Steven Defour, le capitaine, qui a brisé le silence et qui a pris ses responsabilités pour tenir le traditionnel point presse d’avant match.

“Dimanche, Zulte Waregem n’était pas fort mais le Standard l’était encore moins” , rappelle Steven Defour. “Un jour sans, cela peut arriver. Mais alors il faut compenser en affichant une mentalité exemplaire, en montrant de l’envie. Il fallait au moins se battre pour garder le zéro et prendre un point. Mais on ne l’a pas fait.”

Steven Defour, lui-même, n’a pas été bon : “J’ai donné plus de mauvais ballons que d’habitude. Mais je me suis donné à 100 % pour trouver une solution. On ne joue pas à la carte, on veut toujours gagner. Mais quand les autres équipes affrontent le Standard ou Anderlecht, c’est le match de l’année. Nous, en revanche, on éprouve apparemment des difficultés à se motiver contre les petites équipes.”

La saison passée, c’était déjà le cas. Mais la Coupe d’Europe servait souvent d’excuse. Ici, c’est la jeunesse qui a pris le relais pour expliquer ce problème de mentalité…

“Les jeunes doivent comprendre qu’il ne suffit pas de jouer deux bons matches pour dire qu’on vise le titre. Ce ne sont pas toujours les mêmes qui ne répondent pas à l’attente. Je ne vise d’ailleurs personne. En semaine, joueurs et staff font le maximum. Mais il faut comprendre les consignes du coach et les appliquer. Là, on est encore trop jouette.”

Résultat : déjà cinq défaites en seize matches et une cinquième place au général, à neuf longueurs du leader et avec seulement trois points d’avance sur le neuvième.

“On a qu’un point de plus que la saison passée à pareille époque” , admet Steven Defour. “Mais le groupe est tout nouveau. On doit apprendre. Il faut se servir des défaites pour progresser. Nos fautes ne sont pas les mêmes que celles de l’année passée…”



© La Dernière Heure 2010