"Cela fait plaisir de vous voir quand ça va. D’habitude, on m’envoie quand c’est charbon." La phrase de Noë Dussenne, prononcée dans un large sourire au moment de prendre place derrière le micro, pour la conférence de presse d’après-match, peut presque résumer à elle seule la transformation du Standard. Après avoir entrevu les portes de l’enfer, les Rouches sont revenus aux portes de leur paradis, le top 4.

"Une victoire 0-4, cela fait toujours du bien, surtout aux joueurs offensifs ", expliquait le défenseur après la rencontre. "Et en plus, on garde le zéro deux semaines d’affilée. C’est très positif car tout le monde a défendu et a respecté les consignes. C’est la preuve qu’on grandit."

Malgré une entame de match pas forcément rassurante. "Les attaquants malinois nous pressaient et nous n’arrivions pas à casser les lignes. Mais on a réussi à mieux le faire en deuxième mi-temps grâce à un état d’esprit impeccable."

Une deuxième période facilitée par le superbe but marqué par Dussenne, d’une reprise de volée en pleine lucarne sur un coup franc de Nicolas Gavory. "Je pense que c’est un des plus beaux de ma carrière. Gavo me met un superbe ballon et je fais le mouvement nécessaire pour me retrouver seul. Après, c’était tout ou rien. Soit la tribune, soit la lucarne. Et c’est rentré. Mais c’est surtout la récompense de beaucoup de travail à l’entraînement avec Eric Deflandre et le coach."

Un coach avec qui le Standard signe un carton plein. "L’ambiance est au top et on a un esprit de revanche, sur nous-mêmes d’abord, par rapport à ce qu’il s’est passé en fin d’année. Le coach était différent mais c’était les joueurs qui étaient sur le terrain. Depuis l’arrivée de Mbaye, on est repartis d’une page blanche. Pour l’instant, cela fonctionne très bien. Ce jeudi, on a signé notre match référence. Le seul petit bémol, si je dois en trouver un, c’est le fait que ni Klauss - qui est une belle trouvaille du club - ni Muleka n’ont marqué. Mais la ligne d’attaque a quand même gagné en confiance."

Selim Amallah : "Ce qui a changé ? La confiance !"

Dussenne ironisait mais le Marocain est bien transfiguré. "Le coach Mbaye m’a repositionné à un poste que j’affectionne et c’est la confiance qui parle. Sur ma frappe, je tente et ça rentre. Le coach me demande souvent de tenter ma chance."

Amallah, buteur et passeur, aurait pu inscrire un doublé si Balikwisha ne lui avait pas chipé le but. "Il voulait marquer hein (rires). Je comprends, c’est bon pour la confiance. Je lui ai simplement dit qu’il n’avait pas intérêt à être hors-jeu (rires)."