Dans le brouillard de réactions qui a entouré le choc wallon de dimanche soir, une petite phrase signée Luka Elsner est passée inaperçue. Elle est pourtant révélatrice d’un mal qui ronge actuellement le Standard.

"Notre capacité de réaction est quasi nulle", expliquait le coach des Rouches au regard de la deuxième mi-temps de ses hommes, qui ont rapidement baissé la tête. Comme s’ils acceptaient leur sort sans broncher. Mais ce constat va au-delà de la rencontre face aux Zèbres. Il est présent depuis le début de la saison.

Il n’y a pas si longtemps, le Standard était une équipe réputée pour ne rien lâcher jusqu’à la dernière seconde. Un score n’était jamais acquis avant le coup de sifflet final. Mais ça, c’était avant. La preuve : les Liégeois n’ont pas marqué un seul but dans les arrêts de jeu cette saison. Symptomatique, surtout lorsqu’on sait qu’ils ont été menés à neuf reprises. Mais, dans ces circonstances, ils n’ont récolté que deux points. Deux partages. C’était à Bruges et contre Courtrai. Le fait que ces deux points aient été récoltés sous Luka Elsner sera perçu comme un signe d’amélioration le jour où les Liégeois parviendront à acquérir de la régularité dans cette envie et cette capacité à changer la tournure d’un match.

"Il nous manque cette rage. On doit jouer avec de la maturité et cette envie de modifier la situation", termine le coach liégeois. Qui n’a pas envie de voir son expérience à la tête du Standard tourner à la catastrophe.