Le joueur a dû prouver qu’il ne pouvait pas être retenu pour faire son service militaire


LIÈGE Il était écrit que les arrivées d’Emad Meteb en Belgique seraient chaque fois perturbées.

Après avoir signé pour deux ans (plus une saison supplémentaire en option) le 17 juin, il a dû patienter de longues semaines avant d’obtenir son visa Schengen. Et lorsqu’il l’a obtenu, le 12 juillet, son vol pour Bruxelles a été retardé pour divers problèmes techniques.

Le buteur de 27 ans n’est donc arrivé que mardi la semaine dernière. Le temps de passer les tests médicaux mercredi et jeudi et il est reparti dans son pays pour aller rechercher des affaires et finaliser son départ.

L’international égyptien était censé revenir à Sclessin lundi. Avant d’opter pour un vol programmé mardi pour arriver via Amsterdam. Alors qu’il était à l’aéroport du Caire, mardi, il a été arrêté par la police. La raison ? Il devait soi-disant faire son service militaire. En Egypte, ce devoir civique ne consiste pas à se présenter chaque jour dans une caserne en uniforme mais cela oblige à rester au pays. Et, jusqu’ici, l’Egyptien a toujours joué dans son pays. Donc, il n’y avait pas de problème.

Il n’y en a toujours pas. Car tout le monde n’est pas obligé de faire son service militaire. En son temps, Ahmed Hassan n’avait pas dû faire son service car il était le seul garçon de la famille. Autre exception : les hommes ne doivent pas le faire tant qu’ils sont étudiants. Or, Meteb suit des études…

Emad Meteb a donc été arrêté sans motif valable. De source égyptienne, Al Alhy aurait manigancé l’affaire.

En empêchant son ancien joueur de voyager, le club espérait que le Standard perde patience et finisse par casser le contrat de l’attaquant.

Après avoir été contrôlé, le joueur a donc reçu l’autorisation de voyager. Il est attendu aujourd’hui à Bruxelles et rejoindra Liège dans l’après-midi. Mister 50 %, qui n’a plus joué et ne s’est plus entraîné depuis le 9 mai, se serait bien passé de ce nouveau contretemps…

D. D.M.

© La Dernière Heure 2010