Renaud Emond savourait son premier but depuis le 25 octobre 2015.

Il est pratiquement superflu de préciser que Renaud Emond avait un large sourire au terme de la rencontre.

Renaud, comment vous sentez-vous ?

"Je suis très heureux. J’attendais ce moment avec impatience car j’ai vécu des moments difficiles et cela faisait pratiquement un an que je n’avais plus trouvé le chemin des filets (NdlR : le 25 octobre à Charleroi). Mais je n’ai jamais lâché et cela prouve bien que le travail finit par payer."

Avez-vous entendu l’acclamation du public lorsque vous vous emparez du ballon pour tirer le penalty ?

"À ce moment, je ne pensais qu’à mettre la balle au fond car, jusqu’alors, je n’avais pas encore marqué ! Les encouragements des fans m’ont fait chaud au cœur. Cela m’a pratiquement fait encore plus plaisir que le but, même si je dois être honnête et reconnaître que j’avais vraiment besoin de ce but. Quand j’ai vu que les filets avaient tremblé, j’ai pu lâcher toute la rage que j’avais en moi."

Vous avez immédiatement couru vers l’entraîneur. Pour quelle raison ?

"Je ne sais plus ce que je lui ai dit car tout est allé très vite. Vous savez, je reviens de loin, j’ai été versé dans le noyau B mais dès son arrivée, il m’a dit qu’il comptait sur moi. J’ai travaillé pour revenir et lui m’a récompensé en m’offrant cette montée au jeu."

Pouvez-vous nous raconter votre début de saison ?

"C’est difficile. Même au plus bas, je n’ai jamais voulu lâcher quoi que ce soit. Je voulais montrer à ceux qui ne voulaient pas que je ne sois là que j’étais fort mentalement et que je pouvais revenir. J’ai travaillé plus que n’importe qui, souvent trois fois par jour. Je ne pensais pas avoir autant de ressources mentales mais cela a fini par porter ses fruits."

Avez-vous été tenté de quitter le Standard lors du dernier mercato ?

"Il y avait plusieurs clubs intéressés et j’aurais même pu mieux gagner ma vie mais, dans ma tête, je n’ai jamais envisagé un départ. Pas une seule seconde. Oui, j’aurais pu faire mes valises dès le premier accroc mais cela ne me ressemble pas. Je veux encore tenter ma chance cette saison et si je vois que je n’ai pas le niveau, je partirai sans faire de problème. Mais je n’ai jamais eu le sentiment de recevoir ma chance, c’est-à-dire pouvoir aligner quatre ou cinq matches."