Le report de Standard – Beerschot, de ce mercredi soir, rappelle que la police est nécessaire pour encadrer l’organisation d’une rencontre sportive, comme l’arbitre est indispensable pour la tenue d’un match.

C’est un acte à la fois fort et symbolique, et un message important, qu’a voulu faire passer la police liégeoise, au cœur d’une séquence tendue entre les syndicats policiers et la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden.

Il est question d’une revalorisation salariale et d’un aménagement des fins de carrière, mais le dialogue entre les différentes parties n’a toujours pas abouti à un accord. La conséquence est donc que le supporter est privé de son match.

Les mauvaises langues diront qu’il n’y aurait pas eu grand monde à Sclessin, vu la situation sportive du club, et on n’aurait pas pu leur donner tort.

Frappé d’une fermeture partielle d’une tribune, le Standard avait également interdit la présence de deux groupes d’animation importants (Ultras Inferno et PHK), à la suite des débordements observés lors de Standard – Charleroi. Les supporters visiteurs étaient interdits de déplacement, sur ordre de la Ligue, et plusieurs supporters (modérés) liégeois avaient également renoncé à aller au stade, avant que le report soit acté.

En raison de la tension qui règne autour du club, il aurait fallu 160 policiers sur place, ce que le bourgmestre, Willy Demeyer, chef de la police, n’a pu garantir.

Et demain, comment fera-t-on si la police ne peut assurer la sécurité autour d’un stade ? Dimanche, Bruges – Anderlecht est programmé, et il aura bien lieu. Mais, à plus long terme, si la police n’obtient pas gain de cause, la tenue d’autres événements sera-t-elle également compromise, à une époque où les gens ont besoin de sortir, et de se divertir ?

Il est à espérer que le dialogue aboutira à une solution. En même temps, dans les prochaines semaines, le Standard risque de jouer quelques matchs à huis clos, donc sans supporter. La police sera moins présente, mais l’arbitre devra être là, lui.