Le Standard n'a pas encore perdu dans le temps réglementaire en Coupe d'Europe

SCLESSIN "Le match est à peine fini que je réfléchis déjà à ce qu'on a pu commettre comme erreur pour que deux joueurs soient sur la touche à cause d'une déchirure."

Laszlo Bölöni est un formidable perfectionniste. C'est par ces mots qu'il a commenté la déchirure au quadriceps dont souffre Espinoza et qui l'écartera sans doute jusqu'à la trêve.

Pour le reste, le Roumain ne jubilait pas extérieurement. Par contre, intérieurement... "C'est un très bon moment dans ma carrière. Nous avons joué huit matchs en Europe et nous n'en avons perdu aucun au bout des 90 minutes. Aujourd'hui, le petit Poucet est premier avec de grandes chances de le rester. J'ai le droit d'être fier de mon club, de mes joueurs, de mon public et de mon travail."

Il enchérit sur le match : "Je connaissais la Sampdoria aussi bien que son coach. Mes joueurs ont respecté mes consignes et ont démontré de la récupération tant physique que mentale. Avec la première mi-temps de Séville, c'est une partie qui nous sert vraiment de référence. Le plus frais dans la tête a mis la main sur le jeu et a dominé au niveau de la technique, de la vitesse et de l'efficacité."

Après l'avoir fait à ses joueurs, il lança des éloges à ses dirigeants ("c'est très professionnel la manière dont ils nous ont permis de préparer ce match" ) et au public.

Quant à Dante, il glissait toute sa satisfaction après avoir avoué que sa jaune était intentionnelle. "Tout était là. À notre jeu habituel, nous avons ajouté l'efficacité, le réalisme. On grandit. Aurions-nous notre place en C1 ? Rien ne dit que nous y aurions atteint le même niveau. Nous sommes où nous le méritons. Le bon Dieu nous a peut-être réservé quelque chose de très très bon."



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