"Pour moi, c’est une bonne chose car nous avons beaucoup de matches et il faut savoir enchaîner. L’accumulation des rencontres peut engendrer la fatigue et ce système permet de réduire ce phénomène." La tournante est certainement bénéfique pour Imoh Ezekiel quand on connaît son rendement et son style de jeu sur un terrain qui exige une grosse condition physique.

"Il est vrai que je cours énormément lors d’un match. Et ce n’est pas facile d’enchaîner ce genre de prestation. Jeudi, je n’ai joué que 20 minutes, cela me permettra d’être frais demain soir à Mons."

Ce qui frappe dans le jeu du Nigérian en ce début de saison, c’est l’intelligence tactique qui s’en dégage.

"Je me suis amélioré depuis la saison dernière. Chaque jour, j’apprends de nouvelles choses."

Guy Luzon a certainement sa part de responsabilités dans ce changement. "Oui mais il n’est pas le seul. Depuis que je suis arrivé, j’ai tout de même eu quatre coaches différents (Riga, Jans, Rednic et Luzon). J’ai puisé dans le savoir de chacun d’entre eux pour devenir un meilleur footballeur."

Cette saison, Ezekiel, habitué à jouer avec Batshuayi, doit trouver des automatismes avec De Camargo. "Il n’y a pas vraiment de différences entre les deux. Igor joue peut-être plus en première intention mais je n’ai pas de problème à m’adapter à son jeu. Il me conseille tout le temps sur le terrain."

Après avoir mis un pied en phase de poules de l’Europa League, Ezekiel et les siens tenteront d’aligner un dixième succès de rang demain soir à Mons.

"C’est toujours un déplacement délicat pour nous. Mons ne nous fera pas de cadeau, c’est un derby qui vaudra le coup d’œil."

Le petit nigérian a hâte d’en découdre avec les hommes d’Enzo Scifo dont il n’a pas oublié qu’ils se sont imposés à deux reprises face aux Rouches la saison dernière.

"Mons nous a pris six points la saison dernière, il est temps de les reprendre ! Ils n’ont qu’un point, ont besoin de s’imposer et ils reçoivent le leader du championnat, l’occasion est donc trop belle pour eux."

Pour l’attaquant africain, ce n’est pas une surprise si les siens enchaînent les succès. "C’est le résultat d’un travail de forçat. Depuis le début de saison, nous ne rechignons jamais à la tâche et cela finit par payer."

Contrairement à la saison dernière, le Standard n’a pas loupé son départ. "Dès la reprise des entraînements, j’ai senti que tout le monde était concerné. J’ai directement eu le sentiment qu’on pouvait réaliser une saison fantastique."

C’est en tout cas bien parti.