Yannick Ferrera a remporté son premier Clasico mais la jouait profil bas.

L’étoile de Yannick Ferrera avait tendance à pâlir ces dernières semaines, notamment avec la défaite à Saint-Trond mais l’entraîneur a brillé dimanche dans son premier Clasico. Sa mise en place tactique, parfois étonnante, a embêté Anderlecht pendant la majorité de la rencontre. "Mais je ne suis pas dans cette optique personnelle. Je n’ai rien à prouver à qui ce soit tactiquement."

Ferrera a, en tout cas, parfois surpris, comme quand il a commencé la seconde période sans attaquant en retirant Emond pour faire monter Brüls. "On voulait densifier le milieu car Defour et Dendoncker avaient trop d’espace pour s’amuser. Dans ce schéma de contre-attaque, Knockaert et sa vitesse ont un avantage sur Emond qui est plutôt un joueur de rectangle. Je l’ai expliqué à la pause à Renaud. J’étais content de sa mi-temps mais c’était un choix purement tactique."

Un choix payant puisqu’on n’a plus vu Anderlecht lors des quarante-cinq dernières minutes. Avec une conséquence étonnante : le Standard a signé sa première clean-sheet en quatorze rencontres. Ferrera était moins précis dans le calcul. "Notre dernière clean-sheet datait de 1988", souriait-il. "Bon, on aurait dû le faire contre Malines mais c’est bien que ça tombe maintenant, même si on a frisé le but encaissé plusieurs fois."

Ses comptes étaient nettement plus précis sur le classement général. "On revient dans le top 10 . Pour tout vous dire, j’avais fait le calcul avant. On se rapproche aussi du top 6 avant Courtrai mais il ne faut pas crier victoire trop vite. Il faut être régulier, pas se contenter de quelques coups d’éclat. Notre saison n’est pas réussie parce qu’on a battu Charleroi et Anderlecht, très loin de là."

Après avoir laissé ses hommes savourer ce succès, Ferrera fera vite passer le message. "Rien n’est acquis pour personne. Je prends l’exemple de mes attaquants. Yattara était en tribune mais je compte encore sur lui. Je voulais juste un attaquant de rectangle avec Emond, un attaquant complet avec Tetteh et un point d’appui avec Santini. J’avais pris mes quatre attaquants à part samedi pour leur expliquer que je ne pouvais pas les prendre tous dans le noyau."