Comme nous l'annoncions dans nos pages ce mardi matin, François Fornieri n'investira finalement pas dans le capital du Standard. Le 31 octobre dernier, celui-ci aurait dû racheter 50% des parts du président Bruno Venanzi mais il n'en sera finalement rien.

Le Liégeois de 58 ans a réagi à cette rupture de deal avec le Standard et Bruno Venanzi: "Je tiens tout d’abord à préciser que ce n’est pas du tout un problème de liquidités car les sommes prévues pour l’investissement dans le club étaient bien sur mes comptes. Nous avions un accord global avec Bruno Venanzi et l’envie commune de faire un petit bout de chemin ensemble. Tout était en ordre et j’avais déjà désigné mes administrateurs", a-t-il expliqué à nos confrères de la RTBF.

"Mais un élément m’a freiné. Après analyse, mes banquiers m’ont mis en garde sur les risques de mon investissement. Le Standard risque en effet, selon eux, de connaître de graves problèmes financiers et ou judiciaires à l’avenir. Cela risquerait de nuire, à terme, à l’image de ma société Mithra ou de voir mes comptes, ou ceux de mes sociétés, bloqués. J’en ai fait part à Bruno Venanzi qui s’est montré rassurant sur les deux volets, me proposant même de rejoindre plus tard que prévu le capital de la société immobilière Standard de Liège, dossier sur lequel il continuait à avancer. Mais c’était quand même une pomme de discorde entre nous car j’estimais que le stade devait appartenir à nouveau au club et non à une société immobilière… à laquelle il vient d’être vendu !"

Des propos surprenants de la part du patron de la société Mithra qui avait gardé le silence depuis le mois d'août et qui avait surtout réalisé un audit du club liégeois avant de s'engager.

Finalement, François Fornieri affirme que "le divorce entre les deux parties n'est peut-être pas encore définitivement consommé." Ce qui laisse donc un espoir (assez mince) de voir le patron d'entreprise liégeois investir chez les Rouches à l'avenir.