L’ancien technicien de Lyon a fait marche arrière, le Standard aurait une solution de repli.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la journée de mercredi aura été riche en rebondissements du côté de Sclessin.

Depuis plusieurs semaines, le Standard avançait secrètement sur une piste menant à Rémi Garde. Très courtisé ces derniers temps, le Français de 51 ans avait pris langue avec la direction rouche dans le courant du mois de mai à l’initiative du Standard, via l’entremise d’Olivier Renard et Bruno Venanzi.

Le club liégeois, qui ne souhaite plus se tromper, avait fait du Français sa priorité. Séduits par son profil de pédagogue mais aussi par sa faculté à travailler avec les jeunes (il a notamment lancé Lopes, Ghezzal, Grenier, Umtiti ou encore Ferri à Lyon entre 2011 et 2014), les dirigeants étaient convaincus qu’il allait pouvoir redresser la barre. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois que le nom de l’ancien coach de Lyon et d’Aston Villa circulait à Sclessin. En 2014, Rémi Garde avait déjà été proposé à Roland Duchâtelet qui avait également pris contact, via intermédiaire, avec le coach français. La saison dernière, c’est Anderlecht qui avait tenté de l’attirer au parc Astrid avant d’opter finalement pour René Weiler.

Ces dernières semaines, Garde avait été fortement sollicité. Son nom a circulé du côté de l’Olympiakos, Saint-Étienne, mais aussi à Nice en cas de départ de Lucien Favre. Il a également refusé une offre de la Fédération française de football qui voulait faire de lui son directeur technique national. Il avait précisé qu’il souhaitait retrouver un poste de coach principal. Enfin, Lyon voulait également faire de lui son directeur sportif après avoir tenté le coup avec Juninho. C’était finalement le Standard qui tenait la corde, à tel point que le Français aurait même visité les installations du club liégeois ce mardi.

Mais dans la journée de mercredi, alors que tout semblait tendre vers une issue heureuse (un contrat de deux ans était évoqué), Rémi Garde aurait fait volte-face et donc averti la direction liégeoise qu’il ne prendrait pas la route de Sclessin où il aurait pu venir avec son fidèle préparateur physique, Robert Duverne, avec qui il a travaillé à Lyon et Aston Villa.

Prévoyante, la direction liégeoise n’avait tout de même pas mis tous ses œufs dans le même panier. C’est ainsi que l’ancien sélectionneur de la Côte-d’Ivoire, Sabri Lamouchi, a également été approché. Une rencontre avait même eu lieu la semaine dernière. Lamouchi devait cependant se libérer de ses obligations au Qatar où il est T1 du club de El-Jaish Sports Club depuis décembre 2014 (il a terminé 4e du championnat et remporté la Qatar Crown Prince Cup la saison dernière).

Tout comme Rémi Garde, Lamouchi plaît beaucoup aux dirigeants liégeois. À 45 ans, l’ancien international français a eu une carrière de joueur couronnée de succès avec des titres à Auxerre, Monaco et une Coupe d’Italie avec Parme. Diplômé de l’école d’entraîneur de Clairefontaine (DEPF), Lamouchi est sorti major de sa promotion. Son sens tactique est loué et l’était déjà du temps où il jouait à Monaco où il était le cerveau de l’équipe. Son passage en Italie, où il a rencontré Olivier Renard (Parme, Genoa et Inter Milan), a aiguisé son sens tactique.

Neuf jours après l’obtention de son diplôme, il décrochait le poste de sélectionneur de la Côte-d’Ivoire au détriment de nombreux candidats en mai 2012. Polyglotte, Lamouchi n’aurait aucune difficulté à s’intégrer à Sclessin, d’autant plus qu’il est… libre. En effet, son club, El-Jaish Sports Club, est en instance de fusion avec Lekhwya pour devenir le club Al Dahil. Son aventure au Qatar s’est donc terminée en cette fin de saison et le technicien français avait prévu de rentrer en France dans les jours qui viennent.