Assis aux côtés de Luka Elsner, le CEO du Standard, Alexandre Grosjean, est revenu sur la fin de la collaboration avec Mbaye Leye, Patrick Asselman et Éric Deflandre. "Jusqu’au bout, c’est-à-dire avant le match contre Malines, notre but était de soutenir Mbaye Leye. Mais on a compris que la situation était devenue intenable dès la première minute de ce match. On n’a pas pris de décision à chaud, on s’est donné le temps de la réflexion durant le week-end, mais le constat était là."

Et le directeur général du Standard de préciser que la responsabilité était partagée. "L’échec, il était collectif. Ce n’était pas uniquement celui du coach, mais bien celui des joueurs, du staff et de la direction. Il y a eu beaucoup trop de changements ces derniers temps au Standard. Il est important de faire le bilan et de prendre les mesures adéquates. C’est pourquoi on a décidé de se séparer du coach et de ses deux adjoints. On veut repartir d’une page plus ou moins blanche et ne pas répéter les mêmes erreurs que par le passé."

Du changement, il y en a également eu au sein de la direction avec le départ de Benjamin Nicaise. "Il quitte bien le club. Je tiens ici à préciser une chose, en plus du directeur technique qu’il était, Benjamin était une personne appréciée et respectée. J’ai pu lire dans une certaine presse qu’il aurait commis des bêtises au niveau de commissions d’agent et je ne peux que m’inscrire en faux. Je ne peux pas laisser passer cela. Benjamin Nicaise a toujours fait preuve d’intégrité et, à l’heure où le Footgate est encore à la une de l’actualité, je n’accepte pas qu’on salisse son image. Le Standard remercie Benjamin pour son travail."

Quant à savoir s’il sera remplacé, le CEO rétorque : "À court terme, on va travailler de concert avec Bruno mais aussi avec l’ensemble du staff. Ces dernières années, on a donné au staff l’ensemble des responsabilités des résultats. Aujourd’hui, on veut insuffler une nouvelle dynamique. La responsabilisation de chacun est importante et c’est sur ce point que j’ai insisté dans le vestiaire en annonçant qu’on remerciait le staff précédent."

Ces dernières semaines, c’est toute la direction qui a été pointée du doigt, Alexandre Grosjean compris. "Je ne me suis pas senti menacé mais l’important n’est pas ma personne. Quand le Standard va mal, avec les membres du comité exécutif (NdlR : Bruno Venanzi, Pierre Locht et lui-même), nous sommes les premiers impactés. On souffre et on veut trouver les meilleures solutions. On continue à croire en notre projet, on assume et on va de l’avant."