Le préparateur physique du Standard tire la sonnette d'alarme à propos de la réforme


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Envoyé spécial en Espagne David De Myttenaere

VALENCE Dans un an, à pareille époque, le Standard ne sera pas en stage à l'étranger. La réforme du championnat prévue pour la saison prochaine engendrera un tel calendrier que celui-ci ne permettra plus aux équipes d'effectuer une préparation hivernale en vue de disputer le second tour.

Présent à Valence , Guy Namurois le déplore.

"On voit ce que cela donne en tennis : à force d'ajouter toujours plus de tournois, il y a de plus en plus de blessures. Cette saison au Standard, je constate que la trêve était vraiment la bienvenue après six mois intensifs (NdlR : les Liégeois ont repris le 29 juin et ont disputé 27 matches officiels entre le 9 août et le 21 décembre). Certains joueurs étaient proches de la rupture. En continuant, on aurait risqué des blessures musculaires. Je vois que les dix jours de congé ont fait du bien."

Le préparateur physique rouche veut réagir aux commentaires qu'il a lus dans la presse.

"Il est temps que les footballeurs jouent durant les fêtes vu leurs gros salaires ? D'abord tous les joueurs ne gagnent pas des millions. Puis on oublie qu'à côté des joueurs, il y a tout un encadrement au sens large. La préparation estivale devra débuter quinze jours plus tôt et pas de préparation hivernale car la trêve sera plus courte que maintenant. Tout le monde va devoir travailler un mois de plus. Outre la question de savoir qui va payer, il y a le fait qu'on a tous besoin de souffler à un moment. Ici, on sera parti pour onze mois non stop."

Guy Namurois comprend que le foot est devenu un business. Dans ce cas-ci, ce sont encore les droits télés qui ont orienté la démarche.

"On sacrifie l'aspect sportif pour le financier. Mais on joue avec le feu et je veux tirer la sonnette d'alarme. Non, il faudra qu'il y ait des pots cassés avant qu'on ne réagisse. On aurait mieux fait de consulter les spécialistes et de réfléchir aux conséquences avant de se lancer là-dedans tête baissée."

Guy Namurois est loin d'être le seul à penser de la sorte.



© La Dernière Heure 2009