Le Standard n’est pas comblé mais satisfait

LIÈGE “Techniquement, il est impossible de bâtir un stade de 40.000 places à Sclessin” , avait affirmé Pierre François en 2007. “On ne peut ni aller plus haut dans les tribunes, ni les reculer : on est bloqué par les voiries et la Meuse. Il ne faut pas perdre de vue qu’un tel projet doit être cumulé à un projet économique : il faudra un hôtel, des commerces, etc. Sans oublier que qui dit plus grande capacité, dit davantage de parkings.”

Longtemps, le Standard n’a pas envisagé de rester à Sclessin et ce, pour plusieurs raisons qui n’ont pas toutes été résolues.

Le Standard voulait éviter les expropriations de riverains :

Où jouer pendant les travaux ? Ce problème est résolu : la solution envisagée lui permet toujours d’avoir refuge à Sclessin pendant les travaux.

Un quartier résidentiel était souhaité pour faire fonctionner les commerces :

Les possibilités de parking sont limitées et l’accessibilité est difficile : même si des giratoires seront construits, l’accessibilité à Sclessin, les jours où 40.000 personnes se presseront, risque d’être insupportables même s’il y aura un tram qui desservira Sclessin à ce moment-là.

Un stade flambant neuf avec des commerces était souhaité  : comme il est hors de question que l’érection d’un stade hypothèque l’avenir sportif du club, il faut s’assurer des retours et des financements. Dans une nouvelle enceinte, cela aurait été possible grâce à l’implantation d’un florilège de commerces divers. Le Standard restant à Sclessin, il devra se limiter à l’érection d’une salle de fitness, d’une société d’intérim et d’une brasserie restaurant ouverte toute l’année.

Le Standard voulait rester seul maître chez lui:

Il le restera... même s’il avait rêvé d’un ailleurs...



© La Dernière Heure 2009