Le Standard a communiqué une assistance de 22.592 fans, mais ils n’étaient pas tous là.

"On est làààà, on est lààààààà, même si vous l’méritez pas, nous, on est lààààààà…"

Le refrain est connu, dans les travées de Sclessin. Et s’il dit vrai pour les Ultras et le PHK, ceux qui le chantent, il en va autrement pour une bonne partie des supporters rouches.

Dimanche, l’assistance officielle communiquée par le club était de 22.592 supporters. Mais, comme c’est le cas depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, ils n’étaient pas vraiment aussi nombreux à Sclessin. Ceux qui étaient dans le stade ont pu le constater de leurs propres yeux.

Il s’avère qu’il n’y avait en fait que 13.000 supporters pour la venue d’Ostende. L’horaire, en conflit avec des matchs du dimanche après-midi, et la météo n’ont pas aidé, mais, puisque c’est une tendance récurrente, l’explication principale est ailleurs. Et elle réside sans doute dans les mauvais résultats et l’absence d’enjeu. On l’a d’ailleurs vu au travers des banderoles et des chants de contestation, les supporters en ont marre. Au point de réclamer le départ d’Aleksandar Jankovic.

"Je comprends le désarroi et la déception des supporters, mais ce n’est pas à l’ordre du jour", a réagi Alexandre Grosjean, le Chief Operating Officer du Standard, présent lundi après-midi à la présentation du calendrier des playoffs. "Les banderoles ? On peut comprendre que les supporters ne soient pas contents de ce que le Standard montre actuellement sur le terrain. Il faut respecter cela et y apporter la meilleure réponse, c’est-à-dire réagir sur le terrain. On va jouer les playoffs 2 à fond. On est le Standard donc on doit viser les trois points chaque match. Il y a un long parcours pour décrocher l’ Europe , mais c’est notre objectif. On doit bien cela aux supporters : la saison n’a pas été à la hauteur de leurs espérances, toute l’équipe est mobilisée pour réussir au mieux les playoffs 2, c’est le minimum qu’on leur doit."

Assistance moyenne en baisse

Selon les chiffres officiels, en moyenne 21.699 fans se déplacent à Sclessin.

Si les chiffres officiels ne correspondent pas tout le temps à la réalité, ils permettent de dégager une réelle tendance. Selon ces fameuses statistiques, 21.699 supporters en moyenne se déplacent, toutes les deux semaines, à Sclessin. Cela permet au Standard de se classer à la deuxième position de ce ranking bien spécifique, juste derrière le Club Bruges (26.669).

Malgré ce résultat encourageant, l’assistance moyenne est en net recul. La saison dernière, ce sont trois mille personnes supplémentaires qui garnissaient les tribunes liégeoises (24.639). Ou, pire encore, cinq mille fans de moins qu’il y a cinq ans, lors de la campagne 2011-2012 (26.649).

Maigre consolation, l’assistance de cette saison est supérieure à celle de 2012-2013, lorsqu’en moyenne, seuls 19.701 fans prenaient la peine d’observer leurs couleurs. À cette époque, le club occupait la quatrième position de ce classement bien spécifique, une aberration quand on connaît la passion des supporters du Standard.

Reste que si les résultats ne s’améliorent pas sensiblement, il ne serait pas étonnant de voir ce dernier chiffre approcher très rapidement…

Neuvième équipe à domicile : une première

Si les supporters sont moins nombreux, c’est à cause des résultats décevants. Cette saison, le Standard n’a pris que vingt-six points devant son public, ce qui le classe à la neuvième place de ce classement spécifique. Depuis la réforme du championnat, jamais le Standard n’avait été aussi mal classé en tenant compte uniquement des rencontres à domicile.

Hasard des chiffres, les Liégeois avaient pris exactement le même nombre d’unités lors des phases classiques des campagnes 2015-2016 et 2014-2015, mais avaient gagné plus de rencontres (huit contre sept). En 2011-2012 et 2013-2014, les Rouches avaient pris trente-quatre points sur les quarante-cinq mis en jeu et faisaient jeu égal avec les autres grands du championnat. Seule la saison 2009-2010 avait encore été moins bonne, avec vingt-trois points pris, mais un match joué en moins à cause de la faillite de Mouscron.