Joueurs, membres du staff, dirigeants, les Liégeois ont eu une grande frayeur

Mardi soir, le Standard a certes perdu le titre de champion de Belgique à l’issue du match nul 1-1 à Genk mais il a également perdu Mehdi Carcela, sorti sur blessure.

En effet, la 25e minute de jeu a plongé tous les Liégeois dans la stupeur lorsque Mavinga a adressé un coup de pied en plein visage du Marocain.

Inanimé sur la pelouse, Carcela a vite été pris en charge. “Son état était très préoccupant, la prise en charge n’était pas facile sur le terrain mais, heureusement, j’ai eu le soutien de mon collègue de Genk et le réanimateur du stade est arrivé rapidement. Mehdi était inconscient et on l’a emmené au poste de secours. Heureusement, il a retrouvé ses esprits rapidement. J’ai pu lui parler et il a répondu à mes questions. Inutile de dire qu’il ne jouera pas samedi”, témoignait hier, Pierre Diverse, docteur du Standard de Liège.

De son côté, le directeur général du Standard de Liège a été, à l’instar de tous les Liégeois, sous le choc.

Pierre François concède que cet incident a joué sur le moral des Standardmen jusqu’au terme de la rencontre. “Il y a eu des circonstances de match qui n’ont pas été favorables comme la faute sur Mehdi et ce carton jaune, ce sont des faits de jeu difficiles, nous ne ferons pas d’autres commentaires à ce sujet-là. Immédiatement, l’équipe a un peu flotté et nos pensées se sont tournées vers Mehdi Carcela et les joueurs y ont beaucoup pensé pendant la rencontre.”

Enfin, mardi soir après le match, on pouvait encore lire l’inquiétude sur le visage des joueurs même s’ils ont été avertis que leur ami se portait mieux. “Nous avons vraiment eu très peur lorsque nous avons vu le visage de Mehdi au sol. Ce sont des images horribles, nous étions tous très affectés et ce, jusqu’au terme de la rencontre”, précisait Van Damme.

De son côté, Nong avait le même sentiment que son coéquipier. “C’était vraiment très dur de voir Mehdi évacué sur une civière dans cet état-là. Il avait l’air mal en point et était inconscient. On n’a pas arrêté d’y penser jusqu’à ce que le docteur nous dise qu’il se portait mieux.”



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