C’est un rapport qui sera très attendu, et dont le contenu sera déterminant pour la suite. Marc De Clerck, le délégué du match Antwerp – Standard, a notifié dans un rapport, qu’il a envoyé à la Pro League dès dimanche soir, les différents débordements observés lors de la rencontre.

L’un d’entre eux attire plus l’attention : Selim Amallah a-t-il tenu des propos racistes à l’endroit d’Abdoulaye Seck ? Le défenseur sénégalais, qui a pété un plomb et a voulu s’en prendre à l’international marocain, assure qu’il a été la victime de propos racistes. Exclu pour s’être emporté, il a suivi la deuxième mi-temps en tribunes, et a traversé la zone mixte très énervé.

Contacté après la rencontre, le délégué du match n’a pas été autorisé à faire de commentaire, renvoyant à son rapport. Brian Priske, l’entraîneur de l’Antwerp, a renvoyé les joueurs dos à dos, expliquant que c’était une discussion qui les regardait.

Interrogé à la mi-temps puis après la rencontre, Selim Amallah a démenti tout propos raciste : “Je ne réagis pas (quand Seck l’apostrophe). Je lui ai juste dit de fermer sa bouche quand je parlais avec l’arbitre, mais je n’ai rien dit d’autre. Il y a assez d’origines différentes dans mon équipe...”

Après la rencontre, le Marocain s'est exprimé sur Instagram pour expliquer son point de vue: "Les savent parlent mais ne savent rien. Des propos racistes alors que moi même je suis originaire d’Afrique. Je pense avoir été assez bien éduqué pour que des propos stupides ne sortent pas de ma bouche. Dieu seul connaît la vérité et c’est tout ce qui importe. Sur ce, je vous souhaite une agréable fin de journée. Paix dans le monde."

© INSTAGRAM

Interrogés, les équipiers d’Amallah ont tenu la même défense, presque offensés pour certains, à l’image de Nicolas Raskin, quand il a été question de racisme. “Vous êtes fous ou quoi ? Selim n’a pas tenu des propos racistes. On a d’abord dit qu’il avait insulté sa mère. Puis on nous a parlé de racisme. On n’a pas bien compris..”

Sur le moment qui a fait tout basculer, aucun joueur ne pouvait décrire ce qu’il s’est passé, mais tous insistaient pour dire qu’Amallah n’avait pas tenu des propos racistes. “Seck a pété un plomb tout seul”, expliquait Raskin, alors que Fai confirmait : “Selim lui a dit de fermer sa bouche, et de se concentrer sur le match.”

Arnaud Bodart, lui, n’a pas bien vu le déroulement de la phase, mais il insistait, lui aussi : “Comment Selim pourrait-il être raciste ? Ce n’est pas possible, il y a toutes les nationalités dans notre équipe.”

Luka Elsner, lui, voulait retenir la conséquence de la carte jaune d’Amallah, qui le privera du match contre le Beerschot, pour abus de cartes jaunes. “Je veux toujours comprendre ce qu’il s’est passé quand il y a de grandes tensions. On n’a pas pris de cartes dans le jeu, mais en dehors. Ce n’est pas nécessaire, et cela impliquera une suspension. On va en discuter.”

La séquence, et les autres lors de la rencontre, seront encore au cœur des discussions cette semaine. Seck, Bataille et Pavlovic, exclus directement, recevront une proposition de suspension en ce début de semaine.