Aleksandar Jankovic fait le bilan de la semaine punitive.

"Les télés ne viennent plus depuis deux-trois semaines. Maintenant, même les micros ont disparu. Heureusement, il me reste la bouteille d’eau."

Voilà les premiers mots d’Aleksandar Jankovic lors de sa conférence de presse en prélude à la venue d’Ostende. La situation du Standard est lamentable, mais le coach garde son sens de l’humour. Y compris quand on lui demande comment s’est passée la semaine particulière qui vient de s’écouler . " C’était une semaine normale. On a conscience de ce qui s’est passé à Mouscron et on a bien travaillé."

Une semaine normale ? Alors que le programme a été plus chargé en entraînements ? "Ce n’est pas loin d’une semaine normale" , précise Jankovic. "C’est un peu spectaculaire quand vous voyez le programme avec trois séances par jour, mais le footing du matin on ne doit même pas le mettre sur le programme car les joueurs peuvent déjà le faire d’habitude. On a décidé de fixer ce programme un mois avant le début des playoffs pour recharger les batteries. Pourquoi pas plus tôt ? Ce n’était pas possible avec l’enchaînement des matches. Normalement, le volume se travaille en juin-juillet puis c’est juste de l’entretien."

Pourtant, le coach confirme que le programme n’aurait pas été si chargé si le match à Mouscron s’était déroulé autrement.

"Vous pouvez dire que c’est punitif, si vous le souhaitez. Mais cela fait longtemps qu’on essaie de changer la mentalité de ce groupe. Les joueurs ont été avertis, mais cela ne change pas du jour au lendemain. Les gens ont du mal à sortir de leur zone de confort. Quand tu es compétiteur et que tu restes deux mois sans gagner un match, tu dois réagir. Quand 8.000 abonnés ne viennent pas te voir contre Courtrai alors qu’ils avaient payé leur place, tu ne te permets pas un match comme celui qu’on a fait. Ou, si cela arrive, tu réagis. Mais cela n’a pas été le cas. "

D’où la décision de l’entraîneur de changer le programme.

"On a touché au temps libre des joueurs. Ta qualité de vie dépend de tes prestations. Pas de l’argent, pas de ton statut auprès des supporters, pas de ce que tu as fait avant. On doit tous, toujours, repartir de zéro. "

Pour Aad De Mos , le Serbe a signé son "arrêt de mort", parce qu’il s’est mis son groupe à dos avec cette sanction. Le coach estime-t-il avoir pris un risque ?

"Je n’ai jamais pensé à ça. Les joueurs savent que j’ai raison et pourquoi on fait ça. Je leur avais annoncé à la mi-temps à Mouscron. On n’a pas le droit de jouer comme on l’a fait samedi dernier. C’est une question de respect, et donc de mentalité. Ce sera pareil pour les playoffs 2 : quand tu finis 9e, éliminé par une D3 en Coupe de Belgique et éliminé avant l’hiver en Europa League , tu dois jouer les PO2 à fond pour décrocher un ticket européen."

On demande à voir…