Aleksandar Jankovic prône l’humilité et le calme avant le déplacement à Beveren.

Avant la venue de Courtrai à Sclessin, le week-end dernier, Aleksandar Jankovic avait dit que le Standard allait jouer six finales dans la course aux playoffs 1. Le problème, c’est que la première, contre les Flandriens, a été perdue. Et bien perdue : 0-3 ! Normalement, quand on perd une finale, c’est fini, il n’y a plus de match de rattrapage. Quid du déplacement à Waasland-Beveren, du coup ? Le Standard y va-t-il en ayant déjà fait une croix sur le Top 6 ? On imagine que non, car mathématiquement, c’est n’est pas fait. Mais on n’aura pas la réponse. Les playoffs 1, c’est devenu un sujet tabou à Sclessin.

"On n’a plus le droit de parler du Top 6 après Courtrai", commente Aleksandar Jankovic. "On vient de perdre 0-3 à la maison, on est 9e au classement… On ne pense qu’à une chose : réagir contre Waasland-Beveren. On ne voit pas plus loin. Tu ne peux pas rêver du Top 6 quand tu restes sur sept matches sans victoire."

Le Standard parviendra-t-il à casser cette spirale ce dimanche ? La formation waeslandienne réussit bien aux Rouches en général. Mais, à l’heure actuelle, la donne est différente : le Standard n’a gagné qu’une fois en déplacement et est en crise alors que son adversaire est en confiance et déterminé à faire un pas vers important le maintien.

"Waasland-Beveren reste sur deux bons résultats et a récupéré des joueurs importants, mais on est focalisé sur nous et sur notre objectif. On a beaucoup parlé entre nous du match contre Courtrai, mais la page est tournée. On a fait une bonne semaine d’entraînement. On a discuté avec les cadres, pour qu’ils prennent leurs responsabilités, mais c’est tous ensemble qu’on sortira de cette spirale négative. On est calme et on sait où on va."

Ah bon ? Que ce soit sur le terrain ou en coulisses, on a l’impression que c’est tout le contraire.

"C’est trop facile de se cacher derrière ce qui se dit sur la direction. Notre vérité, c’est le vestiaire et le terrain. On sait qu’on a été mauvais contre Courtrai. Mais on sait aussi qu’on ne doit pas paniquer si on veut s’en sortir. Si on joue à notre niveau normal, on est favori et on peut battre n’importe quelle équipe."

Aleksandar Jankovic se veut confiant.

"Je me remets toujours en question, même après une large victoire. Il y a toujours des difficultés. Dans ma vie, j’ai toujours rencontré des difficultés, avec beaucoup de souffrance, mais à la fin c’est toujours le bonheur. Il faut garder la concentration, le calme et l’énergie et se donner à fond. J’ai grandi dans un club qui vit avec une pression énorme (NdlR : l’Étoile Rouge) , j’ai aussi connu des débuts difficiles à Malines. J’ai appris à souffrir dans le football et je sais que derrière cela il y a les bons résultats. Je suis quelqu’un qui ne lâche pas. On est dans une période difficile, mais on va s’en sortir !"