Aleksandar Jankovic veut s’appuyer sur la mentalité affichée à Anderlecht pour ces "six finales".

"On cherche encore le déclic qui pourrait nous lancer."

Voici ce que déclarait Aleksandar Jankovic, il y a tout juste une semaine avant le Clasico.

Ce déclic, malgré le fait qu’il n’y avait pas la victoire au bout, le Standard l’a peut-être eu au coup de sifflet final dimanche dernier à Anderlecht. De l’aveu même du coach, ce soir-là, il s’est passé quelque chose dans la tête des joueurs.

"Après le match, j’ai félicité le groupe pour sa réaction exceptionnelle. J’ai dit aux gars qu’ils devaient être fiers de ce qu’ils avaient accompli dans l’adversité."

À défaut d’avoir pris les trois points, le groupe liégeois a renforcé sa cohésion durant ce Clasico. De bon augure avant le sprint final vers les PO1. "On a prouvé qu’on pouvait souffrir ensemble. On savait qu’on était dos au mur avant le match. C’était encore pire après une minute de jeu. Cette abnégation, ce courage et cette détermination me font croire qu’on peut enchaîner une série de victoires."

Pour rejoindre le top 6, le Standard (actuellement neuvième), devra sans doute passer par un bilan parfait sur les six dernières journées. "Cela peut paraître paradoxal de dire cela au vu la situation au classement, mais nous avons toujours notre sort entre nos mains. Il reste 18 points à prendre et nous allons affronter (NdlR : à domicile) trois équipes (Malines, Gand et Ostende) qui nous précèdent au général. Regarder ce que les autres font ? Cela ne sert à rien si tu ne gagnes pas."

La préparation de ce Standard-Courtrai aura été rythmée par les deux passages d’Ishak Belfodil à Bruxelles suite à son exclusion sévère dimanche dernier. Aleksandar Jankovic, s’il regrettait la situation, réagissait avec classe.

"Je ne vais pas pleurer car il y a d’autres choses, sur lesquelles j’ai de l’emprise, qui sont importantes comme le fait qu’on ne gagne plus depuis longtemps (NdlR : 11 décembre contre Westerlo, 3-1). Si je me concentre sur la Commission des Litiges , je m’éloigne de mon sujet."

Le Serbe ne doute pas un instant que son joueur ne pensait pas à mal dimanche dernier. "Je crois ce qu’il m’a dit dans le vestiaire après le match. Il a d’ailleurs répété ce discours mardi devant la Commission des Litiges. Si la suspension est passée de trois matches (dont un avec sursis) à zéro, c’est que quelqu’un s’est rendu compte que c’était exagéré…"