Depuis le début de la saison, il ne s’y reconnaît plus. " C’est une catastrophe, dit-il dépité. C’est un club dont l’ADN s’appelait la mentalité. Cela a disparu. Il me reste l’amour du blason, mais plus celui des joueurs. Jadis, talent ou pas, ils allaient au charbon. Les Hellers, Ernst… Les joueurs sont devenus des hommes d’affaires. La passion s’est effritée. Dans l’équipe actuelle, un Klauss qui se bat durant 90 minutes ou un jeune comme Bodart ont encore mes faveurs. Les autres… Moi qui adorais aller à Sclessin, je n’y vais plus. Ma dernière apparition date du match contre… Anderlecht en septembre. J’ai été à deux doigts de quitter le stade à la mi-temps. Aujourd’hui, je regarde encore les rencontres à la télévision mais je me surprends à ne pas les regarder jusqu’au bout…"

Reste la perspective d’investisseurs ou d’un rachat pour relancer la machine rouche. " Je n’ai aucun a priori même si une grande coalition des forces économiques liégeoises serait le scénario idéal. Néanmoins, en tant que supporter de base qui aime voir du beau foot, si un Qatari vient imiter le PSG ou Manchester City, cela ne me gêne pas. "