Le Standard peut être tranquille.

Le 30 octobre dernier, la rencontre entre Ostende et le Standard avait été perturbée par un incident entre les supporters liégeois et Silvio Proto. Le gardien côtier s’était écroulé sur la pelouse après "avoir reçu un briquet sur le nez", comme il l’avait indiqué au coup de sifflet final.

L’entité principautaire a donc été convoquée, hier, au siège de l’Union belge. Même si la menace d’un huis clos existe encore, elle ne sera pas activée pour un tel incident. Le club pourrait même s’en sortir sans la moindre punition, comme l’a soulevé Pierre Locht lors de plaidoirie.

1. Le Standard n’a pas été convoqué dans les délais prévus par le règlement. La commission des litiges a en effet sept jours pour convoquer un club mais, dans ce cas-ci, la demande a été reçue neuf jours après la rencontre. L’an dernier, un jet de briquet lors d’un Clasico avait également été classé sans suite car, là aussi, les délais n’avaient pas été respectés.

2. Lors de son réquisitoire, le procureur a mentionné le rapport de l’arbitre alors que le Standard a été convoqué sur base du rapport du délégué du match. Malgré tout, le procureur a réclamé une amende de mille euros, donc cinq cents avec sursis. Si c’est bien le rapport du délégué qui est pris en compte, celui-ci mentionne que sur base des images des caméras de sécurité, Silvio Proto n’a pas été touché et a donc simulé.

Le Standard peut donc être tranquille. Au pire, il sera contraint de payer une amende de cinq cents euros. La décision sera rendue le 6 décembre prochain.


Le fan qui a voulu gifler Proto sera puni

Lors de ce rendez-vous à l’Union belge, Pierre Locht a précisé que le Standard attendait encore les images des caméras ostendaises pour tenter de déterminer l’identité du supporter qui a jeté un briquet en direction de la pelouse. Malgré tout, il est, tout de même, peu probable qu’il puisse être reconnu avec exactitude. Par contre, le fan qui avait tenté de gifler le gardien ostendais a été reconnu. Le club va donc introduire une procédure pour l’interdire de stade.