Excepté Carlos Rodriguez, le préparateur physique, tout le staff sportif du Standard a changé durant l’intersaison. Exit les Rednic, Balette et Deleu. Le coach principal a cédé sa place à Guy Luzon, les adjoints ont été remplacés par Ivan Vukomanovic et David Martane et l’entraîneur des gardiens a cédé le relais à Jos Beckx.

"J’ai passé cinq ans à Westerlo, un an au Lierse, quatre ans à Genk et deux ans à Saint-Trond", rappelle Jos Beckx. "L’année passée, il y avait un intérêt d’Anderlecht, mais j’avais refusé. Cette année, le Lierse était aussi intéressé mais le Standard, c’est spécial. C’est un pas en avant dans ma carrière."

Une carrière riche en réussites.

"À Genk, mon rôle était d’entraîner les meilleurs jeunes et de leur faciliter le passage vers l’équipe première. J’ai entraîné Courtois jusqu’à son premier match, contre Gand. À Genk, j’ai aussi travaillé avec Casteels (Hoffenheim) et avec Bolat. À Saint-Trond, j’ai eu Mignolet et Henkinet. Laurent avait joué 15 matches en D1. Il avait atteint un très bon niveau mais il s’est blessé et est parti au Standard. Il n’a pas joué beaucoup la saison passée. Pour un jeune, c’est important d’avoir du temps de jeu."

Aujourd’hui, Courtois et Mignolet sont les deux premiers gardiens de l’équipe nationale.

"On me demande souvent de les comparer, de dire qui est le meilleur, mais c’est impossible. Je suis content de voir leur réussite, en équipe nationale mais aussi en club. Ils évoluent au top niveau. Le transfert de Mignolet à Liverpool me rend fier. Je suis certain que si on le laisse jouer deux, trois matches, il ne quittera plus le onze de base."

Le Standard possède-t-il en interne des jeunes gardiens capables de suivre la même trajectoire ?

"C’est trop tôt pour le dire, mais j’ai un bon sentiment avec quelques-uns. J’aime travailler avec trois gardiens à l’entraînement. Comme cela, lors des petits matches, je peux leur faire travailler leurs points faibles, c’est la seule façon de progresser. Après, il faut encore les voir, en match notamment."

Quid d’Eiji Kawashima et d’Anthony Moris, les n°1 et 2 de la saison passée ? 

"Anthony doit jouer, mais c’est à lui de décider de son plan de carrière. Eiji revient la semaine prochaine. Je veux le voir à l’œuvre et je compte travailler avec lui. J’ai vu ses matches et, ces dernières semaines, en équipe nationale, il n’a pas été très convaincant. Il a fait quelques erreurs."

On sent poindre la confirmation de l’arrivée d’un nouveau n°1…

"Si le Standard peut acheter un meilleur gardien, c’est bon pour l’équipe. Cela vaut pour tous les postes… Serai-je consulté pour le recrutement ? La direction m’a déjà demandé mon avis sur quelques gardiens. Mais je n’en sais pas plus."