Même s’il restera à tout jamais supporter du Standard de par sa proximité géographique avec le club principautaire, José Riga a, tout compte fait, passé autant de temps à l’ombre du Tondreau : trois ans. Un consultant idéal, donc, pour préfacer le derby wallon de dimanche. Restait à mettre la main sur ce globe-trotter des temps modernes, aux abonnés absents en Belgique. C’est en Italie, où il planche sur un projet qu’il souhaite pour l’instant enrober de discrétion, que nous l’avons retrouvé.

Tout cela pour dire que la fin de son aventure au Qatar, en février dernier, ne fut pas synonyme de fin de carrière pour l’Hermallois, dont le nom fut erronément cité au Standard quelques semaines plus tard.

"J’ai rencontré Roland Duchâtelet mais comme je l’ai dit à l’époque, il n’a jamais été question de revenir à Sclessin. Je ne suis pas du genre à quitter un club pour y revenir un an après", explique José, qui n’est pas du genre à regarder en arrière. "Si j’ai regretté d’avoir quitté le Standard ? Je n’ai jamais pris de décision sur un coup de tête. Il y avait des raisons à cette issue. Mais cette expérience reste inoubliable malgré tout."

Bien que le contexte était différent à l’époque, José Riga a facilement pu se mettre dans la peau de Guy Luzon à l’arrivée de celui-ci. Comme l’Israélien, Riga n’était pas le nom ronflant que les supporters espéraient suite à la prise de pouvoir de Roland Duchâtelet. "Luzon l’a très bien dit à son arrivée : un entraîneur ne se juge pas sur son âge ou sur l’endroit d’où il provient, mais sur son travail et surtout ses résultats. L’Israélien a peut-être profité du focus réalisé sur le président et qui a permis au staff et à l’effectif de travailler en milieu fermé. Puis, en choisissant la rotation, il a sciemment impliqué tout le monde."

Malgré quelques dernières prestations pas forcément géniales, le Standard fait figure, selon son ancien mentor, de candidat au titre. "C’est durant les playoffs qu’il devra répondre présent mais en tout cas, le président a fait les efforts qu’il fallait pour renforcer son effectif, qui se repose sur une très importante stabilité défensive. Et devant, le Standard peut compter sur quelques jeunes exceptionnels qui, au cours des derniers playoffs, ont pris plusieurs années d’expérience. Le Standard a le potentiel pour faire mal à n’importe quelle équipe. La preuve : on en oublierait presque que Vainqueur est absent !"

Gare, toutefois, à ne pas snober le patient montois.