Julien de Sart attendait ce moment depuis le premier jour où il a foulé le sol de l’Académie. Ce pas important dans sa carrière, c’est loin de la Belgique qu’il l’a effectué.

"C’est un rêve pour moi qui est devenu réalité", indique-t-il. "Je ne m’attendais pas du tout à être titularisé. Je l’ai appris la veille. J’ai essayé de tout donner pour rendre la confiance que le coach m’a témoignée. Je n’étais pas véritablement nerveux en montant sur le terrain car les anciens comme Jelle Van Damme et Igor De Camargo sont venus me parler avant le match. Ils m’ont dit de rester calme et de jouer mon jeu. J’ai raté l’une ou l’autre passe. Puis je me suis calmé. J’ai ensuite touché beaucoup de ballons, exactement ce que le coach m’avait demandé. Il fallait absolument ne pas prendre de bête carton en répondant à l’agressivité de nos hôtes. On a fait un grand pas en avant vers la qualification en pressant directement en deuxième mi-temps et en les mettant K.-O. en fin de match."

Son paternel qui, rappelons-le n’a connu que deux clubs dans sa carrière de joueur professionnels (Anderlecht et le RFC Liège) devait être un peu plus nerveux qu’à l’accoutumée en voyant son rejeton faire ses premiers pas officiels sou la vareuse d’un club dont il est le directeur sportif : "La prestation de Julien, c’est au coach de la juger, mais ce sont des débuts encourageants. C’est toujours très délicat, de surcroît en Coupe d’Europe, mais, aujourd’hui, j’ai une pensée pour tous les formateurs de l’Académie car mon fils a été entièrement formé au Standard. C’est le résultat du travail de toute une équipe."

Le dirigeant liégeois faisait passer la prestation de son fils derrière le résultat global : "Le contrat est rempli. C’est un score très avantageux pour le match retour. On ne devrait pas avoir de problème à Sclessin la semaine prochaine. Nous n’avons pas à nous plaindre du tirage au sort. Cela nous ouvre les portes des poules. Félicitons également l’arbitre qui a été très bon et a directement freiné les ardeurs de nos adversaires."

Ibrahima Cissé (19 ans), compère au milieu de terrain de Julien de Sart, revenait également sur la prestation de son complice de dix-huit ans : "Pour moi, ce n’est pas difficile, ce n’est pas la première fois que je joue avec Julien. On a toujours joué ensemble en catégorie de jeunes. L’entente était parfaite, on se comprend très bien. Physiquement, c’était dur. Les Biélorusses allaient beaucoup dans les duels. Mais avec ces deux buts-là, on s’est ouvert les portes de la phase de poules."