Nous avons observé l’entraînement de Milos Kosanovic, de retour après une rupture du ligament. Une blessure que connaît parfaitement Alan Haydock.

Sur la pelouse d’entraînement, un joueur attire davantage l’attention : Milos Kosanovic. Six mois après son opération au ligament du genou, le défenseur serbe reprend petit à petit la compétition. Durant l’heure d’exercices, il n’a jamais retiré le pied lors des contacts et a pu participer à tous les ateliers proposés par le staff technique. Comme s’il n’avait jamais souffert, même s’il a quitté le terrain avec une petite douleur au pubis.

Alan Haydock connaît parfaitement cette situation. L’ancien milieu de terrain a été sur la touche pour la même blessure… à deux reprises. "Alors que je n’avais jamais été gravement touché jusqu’alors. Lors d’un match de fin de saison sans intérêt face au Lierse, je me retourne et un attaquant me percute le genou. Lorsque j’ai été guéri, j’ai disputé une rencontre avec les Espoirs… et je me pète à nouveau. Oui, je suis un spécialiste. Malheureusement", sourit-il.

La rééducation

"Ce travail, je l’ai accompli à Anvers, en compagnie de Lieven Maesschalck. J’y ai côtoyé Silvio Proto, Rik Verbrugghe ou encore Xavier Malisse. Milos Kosanovic a eu la chance de poursuivre sa rééducation à l’Académie Robert Louis-Dreyfus, au milieu de ses équipiers. C’est un avantage car on continue à faire partie de ce groupe mais, d’un autre côté, cela doit faire mal au cœur de voir tout le monde participer à un entraînement, taper dans le ballon alors que nous, nous sommes bloqués à l’infirmerie. Moi, j’ai continué à respirer l’ambiance du vestiaire en accompagnant l’équipe lors de chaque match, à domicile ou à l’extérieur."

Le retour

"Après une telle blessure, il est important de ne pas revenir trop vite. C’est peut-être ça qui est le plus difficile car après deux ou trois mois, on a déjà l’impression de pouvoir courir sans le moindre problème. Les médecins nous le déconseillent très vivement car nous ne sommes pas prêts, tout simplement. C’est souvent à ce moment que le joueur connaît un petit creux."

L’appréhension

"Je pense que le retour de Milos Kosanovic sera plus rapide car ce sont surtout les attaquants qui souffrent suite à cette blessure. Une rupture des ligaments fait perdre un peu d’explosivité, de vitesse. Le joueur ne perd pas de muscle, mais plutôt un temps de réaction qui faisait autrefois sa force. Un défenseur, comme le Liégeois, va compenser cette perte par une plus grande anticipation, une autre vision de jeu. Je suis convaincu qu’il a tout pour revenir à cent pour cent, ce qui a été mon cas après huit mois. Même s’il devra régulièrement faire des exercices pour renforcer son quadriceps, histoire de stabiliser au mieux son genou. Autrement, il n’y a pas vraiment d’effet secondaire, surtout si le cartilage n’a pas été touché. Pour preuve, je n’ai plus aucune douleur au genou aujourd’hui."

Le rôle de l’entraîneur

"Les coaches de haut niveau connaissent parfaitement les enjeux physiques. D’un côté, Aleksandar Jankovic a envie que son défenseur soit de retour le plus rapidement possible, mais il va, en même temps, se montrer prudent pour que personne ne brûle les étapes. Le technicien du Standard a suffisamment d’expérience pour gérer au mieux cette situation, j’en suis intimement convaincu."