La direction doit, très vite, crever l’abcès

LIÈGE “On a beau dire qu’on est ambitieux et qu’on veut tout gagner. Ces propos ne sont que du vent si on ne parvient pas à les traduire dans les faits.”

Laszlo Bölöni ne songe plus au titre. Pour le moment du moins : “Dans notre situation actuelle, d’autres problèmes mobilisent toute notre attention. Bien d’autres problèmes.”

l’entraîneur du Standard souffle : “Je ne retire rien de positif de ce non-match. Il y a trois jours, contre l’AZ, le comportement de l’équipe et son rendement s’étaient révélés de bonne tenue. Contre Roulers, nous n’avions résorbé ni la lassitude mentale ni la fatigue physique qui ont résulté de ce beau soir.”

Laszlo Bölöni ne paraissait même plus irrité. Il semblait accablé, affligé mais aussi un peu résigné.

Le public ne lui en veut pas. Pas encore, du moins. Il a même, fugacement, scandé son nom, comme s’il voulait le réconforter. Le Transylvanien a enregistré cet encouragement : “Ce soutien m’impose encore plus d’obligations et de responsabilités.”

Sait-il pourquoi son équipe n’a pas déjoué mais n’a pas… joué du tout ? Oui, sans doute. Ou du moins en devine-t-il l’une ou l’autre raison. La fatigue ne peut tout expliquer. Les nombreuses blessures qui handicapent les éléments clés du groupe non plus. Car les défaites ne s’assimilent plus à des accidents ponctuels. Elles traduisent un mal-être, reflètent un vrai malaise. Laszlo Bölöni le sait. La direction aussi. Celle-ci va décider si l’entraîneur actuel est toujours capable d’éradiquer ce désenchantement… avant qu’il débouche sur une élimination en Coupe, par exemple.



© La Dernière Heure 2009