D. D’Onofrio a besoin de soutien et de renforts, mais il n’a pas le temps

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LIEGE “Merci DD, merci DD, merci…”

Dominique D’Onofrio a, déjà, essuyé la première salve, encore timide et vite refrénée, du mécontentement populaire naissant. La lamentable prestation collective du Standard à Saint-Trond a également sidéré un Pierre François effaré, abasourdi, errant, presque hagard, dans les allées du stade.

L’entraîneur de Sclessin sait qu’il incarne le bouc émissaire privilégié de la vindicte des supporters mécontents. Parce qu’il n’a pas joui du crédit qu’on alloue d’habitude à tout entraîneur au début d’une saison, on ne lui pardonnera presque aucune expérimentation dans la reconstitution d’une équipe pourtant contrainte de se recomposer. Or, le chantier est vaste…

Dominique D’Onofrio a besoin de temps, d’encouragements et – sûrement – de forces vives pour aguerrir sa – trop – jeune formation. Car ce Standard-là, sans âme, sans automatismes, sans cohésion, sans ligne directrice apparente, sans impulsion de l’entrejeu, sans force de frappe, ne s’identifie pas à un candidat objectif à un retour rapide en Coupe d’Europe.

“Quand on n’est ni concentré, ni rigoureux au coup d’envoi, quand l’engagement fait défaut et qu’on encaisse un but rapide, on s’engage dans une course-poursuite évitable, pestait l’entraîneur de Sclessin. On a tenté de réagir mais on s’est vite désunis. Saint-Trond nous a infligés une leçon d’humilité : il en voulait davantage que nous. Ce n’est pas admissible : quand on joue bien contre le Real Madrid, on doit être capable de répéter cette performance au Stayen.”

Dominique D’Onofrio a bien synthétisé les manquements du Standard : “C’est toujours la même rengaine. On ne parvient pas à conserver nos filets inviolés, on court derrière le score, on ne concrétise pas, puis on fait n’importe quoi. Ce Standard-là a évolué en dessous de ses possibilités. Cela m’inquiète.”

Le Standard doit rebâtir : une défense, mais surtout une attaque. Il doit, plus encore que naguère, pouvoir s’appuyer sur ses trois rescapés notoires : Defour, Carcela et Witsel. Cela n’a pas été le cas au Stayen, surtout dans le chef de son capitaine. Transparent samedi, Defour accuse le contrecoup de son retour à la compétition après une longue indisponibilité. Sans doute …


© La Dernière Heure 2010