Le timing british a bien été respecté. À 19h45 tapantes, Colin Caton est entré dans la salle de presse de Sclessin pour préfacer “le plus grand match du club”

“Le Standard, c’est la meilleure équipe qu’on n’ait jamais affrontée. C’est excitant car c’est le moment fort de nos carrières. Je ne connaissais pas grand-chose de ce club, à l’exception de ses performances en Champions League et en Europa League. On ne voulait pas tirer le Standard, mais c’est une grande opportunité pour nous de nous exprimer en tant qu’équipe et individuellement.” 

Ne comptez toutefois pas sur les Gallois pour venir faire de la figuration en Belgique. Arrivés à Liège dans l’après-midi, ils espèrent repartir la tête haute jeudi soir. “Ce sera difficile pour nous, semi-professionnels, d’affronter une si grande opposition mais beaucoup de miracles arrivent dans le football. Espérons qu’il y en ait un demain.”

Pour forger l’exploit, Colin Caton compte miser sur la même recette que celle qui avait permis à ses hommes d’écarter La Valette au tour précédent. “On devra être plus défensifs car c’est une meilleure opposition. Mais on ne va pas simplement parquer le bus et il faudra qu’on se procure quand même des occasions en amenant rapidement de la présence dans la zone offensive.” 

Et le coach de pointer un dernier atout : l’absence de supporters. “Les fans, cela aurait pu être une bonne ou une mauvaise chose pour nous. Mais tout compte fait, c’est peut-être mieux de jouer à huis clos car l’ambiance aurait pu stresser certains joueurs.”

Des Gallois qui comptent quitter la Cité ardente en ayant accompli leur devoir. “On espère être considérés avec respect et recevoir du crédit grâce à notre performance.”