Pas un journaliste serbe pour le match le plus important de la saison du FK Vojvodina Novi Sad. Ils étaient certainement plus préoccupés par le cas du Partizan, qui affrontera Charleroi ce jeudi. Ce cas-là, on le l’abordera pas. Nenad Lalatovic déteste le club de Belgrade et puis il a mieux à faire. Préfacer la rencontre de son équipe face aux Rouches.

Au moment d’évoquer son prochain adversaire, il ne tarit pas d’éloges. “Il existe une grande différence entre les deux clubs. Le Standard est une grande équipe avec une grande tradition et de très grands joueurs. Il l’a montré au cours de divers championnats. J’ai regardé leurs trois derniers matchs, c’était impressionnant”, salue Nenad Lalatovic. “Mon ami Milan Jovanovic ne m’a dit que du bien du Standard.”

Passés les compliments, le coach change de ton. Il vient à Liège pour l’emporter. “Le Standard doit nous craindre autant que nous le craignons. Je suis convaincu qu’on peut gagner, sinon je ne serais pas entraîneur. Nous ne sommes pas venus pour faire de la figuration. N’oubliez pas que Vojvodina est un grand club à l’échelle serbe”, répond-il très fier, et un peu vexé quand une question de la maigre assemblée suggère que le Standard part favori.

Et Lalatovic compte bien tirer profit de l’absence des fans liégeois. “On sait que les supporters du Standard sont parmi les plus chauds et qu’ils défendent leur équipe corps et âme. Leur absence est donc un avantage pour nous.” 

Fort d’un bilan de 17 points sur 24 en Serbie, le club de Novi Sad s’apprête à lancer sa campagne européenne avec la ferme intention de découvrir les poules pour la première fois de son histoire.