Une trentaine de personnes, dont Luciano D'Onofrio et Pierre François, sont inculpées pour faux et usage de faux, blanchiment d'argent et simulation de rémunération


LIEGE La chambre des mises en accusation de Liège s'est penchée lundi sur le dossier dit "Standard", dans lequel sont inculpées une trentaine de personnes pour faux et usage de faux, blanchiment d'argent et simulation de rémunération. Le parquet général a demandé lors de son réquisitoire l'écartement de certaines pièces de la procédure.

Les avocats de la défense plaideront le 13 mai prochain. Un sérieux vice de procédure entache le dossier instruit par le juge Philippe Richard. Une trentaine de personnes, dont Luciano D'Onofrio, l'ancien homme fort du Standard, et les anciens directeurs du club, Pierre François, Alphonse Costantin et Pierre Delahaye, se voient reprocher des irrégularités et des malversations commises lors de transferts de joueurs du Standard, notamment Ivica Mornar et Miljenko Mumlek.

Mais lors de l'enquête relative à ce dossier, un dizaine de commissions rogatoires internationales ont été opérées et celles-ci pourraient être entachées de nullité, comme l'ont soulevé plusieurs avocats des inculpés, car elles ne répondent pas aux critères d'impartialité. Le juge d'instruction serait parti du principe que les infractions étaient acquises.

"L'avocat général Jean-Baptiste Andries a requis l'écartement de ces pièces du dossier. Il faudra donc ensuite voir les conséquences que cette décision pourrait avoir sur l'ampleur du dossier", ont confirmé les avocats Delbouille et Masset à la sortie de l'audience.

Tous les avocats plaideront ce dossier lors d'une prochaine audience fixée le 13 mai prochain.

© La Dernière Heure 2013