Les Liégeois sont efficaces (39 buts inscrits) mais ne marquent pas quand ils en ont besoin.

En tenant du compte des trois buts inscrits à Charleroi, le Standard a déjà trouvé le chemin des filets à trente-neuf reprises. Le club dispose de la troisième meilleure division offensive en compagnie d’Ostende, mais derrière Bruges (45) et Anderlecht (40).

Depuis l’instauration du système des playoffs, il s’agit de la troisième meilleure performance liégeoise. La saison dernière, le club avait, à pareille époque, inscrit vingt-huit petits buts. Il y a cinq ans, seuls vingt-neuf buts avaient été inscrits par les Principautaires mais ils occupaient alors… la quatrième place du classement. Pour trouver trace d’un meilleur total, il faut remonter aux saisons 2013-2014 avec quarante-quatre buts marqués et 2012-2013 avec quarante-deux buts.

Cette facilité offensive, le Standard la doit essentiellement à ses deux attaquants, Orlando Sa et Ishak Belfodil. Avec ses onze buts, toutes compétitions confondues, le Portugais n’avait jamais été aussi à l’aise devant le but adverse lors d’une première partie de saison, tandis que l’international algérien n’avait, au bout de six mois de compétition, jamais été impliqué dans autant de buts (onze avec neuf buts et quatre passes décisives) depuis ses débuts dans le monde professionnel.

Ce qui est paradoxal, c’est que les Liégeois ont déjà galvaudé de trop nombreux points… en étant maladroits à la conclusion. Les occasions galvaudées face à Lokeren, à Saint-Trond, à Bruges et à Genk pourraient peser lourd au décompte final. "Nous devons apprendre à tuer un match", approuvait dernièrement le coach. À croire que le Standard marque trop… mais pas aux bons moments !