Le Standard éprouve les pires difficultés à concrétiser ses opportunités de figurer parmi les six premiers.

La défaite concédée, vendredi soir, sur la pelouse gantoise a fait mal au club. D’abord parce qu’elle n’était pas méritée, tant les occasions de prendre, au moins, une unité ont été nombreuses, mais aussi parce qu’elle constitue un coup d’arrêt dans la course aux six premières places.

Ces trois dernières saisons, le Standard s’est même spécialisé dans ce domaine, copiant un petit peu trop bien le célèbre Jean-Claude Dus, qui avait de nombreuses ouvertures, mais ne concrétisait jamais. C’est-à-dire que les Liégeois ont souvent perdu les matchs qui pouvaient leur permettre d’entrer dans ce cercle privé, devant donc se contenter de prester au milieu d’un ventre mou qui ne leur sied guère. "C’est vrai que cela casse un peu notre dynamique, mais toutes les équipes peuvent, à un moment ou l’autre, être en moins bonne forme. Mais le groupe se connaît mieux qu’il y a quelques semaines et je sais que nous allons rebondir", disait Guillermo Ochoa en quittant la Ghelamco Arena.

Les chiffres sont éloquents. Depuis le début de la campagne 2015-2016, les Rouches n’ont été que huit fois dans le Top 6, le tout en 74 journées de compétition. À titre de comparaison, Charleroi y a déjà figuré à 14 reprises… depuis le début de cette saison seulement ! Ce bilan est insuffisant pour une formation de cette envergure parce que ces présences parmi les six premiers l’ont été notamment après deux et trois journées de compétition. Soit un moment où une simple victoire peut faire gagner sept ou huit places au classement général.

À Sclessin, certains matchs trottent encore dans les mémoires. Bien entendu, la défaite à Malines lors de la dernière journée de la phase classique 2015-2016, où une victoire suffisait pour se qualifier pour les playoffs, reste le plus gros traumatisme de ces dernières années, mais le match arrêté à Charleroi (un succès ramenait le club à trois points de la troisième place) ou encore le revers à Saint-Trond (pour déjà une petite avance sur le septième), lors de la troisième journée de l’actuelle campagne, constituent autant d’occasions loupées. Et les exemples sont nombreux.

À l’heure actuelle, il est prématuré de dire que la défaite de vendredi dernier constitue un tournant, mais ces trois points pourraient valoir cher au décompte final. Et surtout ramener un discours trop souvent entendu qui, à peu de chose près, peut être facilement résumé : "Il reste encore beaucoup de points à distribuer et le Top 6 n’est pas si loin que cela."

Une réponse devenue banale en bord de Meuse, mais qui ne s’est jamais traduite dans les faits. "Je suis certain que nous serons parmi les six premiers", répète Ricardo Sa Pinto.

Les supporters ne demandent qu’à le croire, sans quoi ce Top 6 va devenir un complexe et faire trembler les jambes au moment de conclure…