Le Français ne risque plus une suspension de trois ans depuis le 1er janvier

ANGLEUR Au mois de mars l'an passé, Benjamin Nicaise avait été condamné à quatre matches de suspension pour avoir, soi-disant, frappé un arbitre. Et, surtout, la peine avait été assortie d'un sursis jusqu'au 31 décembre 2008 avec une potentielle suspension de trois ans en cas de récidive.

Le joueur avait juste admis avoir touché l'arbitre avec la paume de la main et contestait la sanction. "Soit je l'ai vraiment frappé et ma sanction doit être plus lourde, soit je ne l'ai pas fait et les trois ans n'ont aucun sens" , avait-il déclaré à l'époque.

Quelques mois plus tard, cet épisode semble loin. Son sursis désormais derrière lui n'avait d'ailleurs jamais été évoqué depuis lors.

"Durant les six mois que j'ai passés au Standard, j'ai dû y penser à une reprise. J'avais d'autres préoccupations avec la vie si intense qui a animé le club pendant cette période" , explique-t-il. "Et le fait de ne plus avoir cette menace au-dessus de la tête n'a rien changé. Outre le fait que j'étais serein par rapport à l'acte que j'avais réellement commis, on ne peut pas empêcher quelqu'un de faire son travail pendant trois ans. Mais bon, je suis content, je peux de nouveau frapper un arbitre." (rires)

À l'époque, il nourrissait logiquement la crainte que cet épisode ait une influence sur le regard que lui porterait, par après, le quatuor arbitral. Car même si elle est injustifiée, il est parfois difficile de se défaire d'une réputation. Encore plus quand certains y ajoutaient l'étiquette de "joueur rugueux" .

"Je n'ai jamais eu le sentiment d'être victime d'un traitement de défaveur depuis lors", constate-t-il. "C'est, peut-être, dû au fait que j'évolue au Standard, mais j'ai même senti davantage de respect à mon égard. Maintenant, la pression est également différente lorsqu'on évolue dans le haut du tableau que lorsqu'on se bat pour sa survie comme c'était le cas la saison dernière lorsque j'étais à Mons."



© La Dernière Heure 2009