Après le match, le principal sujet de conversation était évidemment la grave blessure présumée de Zinho Vanheusden. Dont les cris ont glacé le sang de tous les acteurs de la rencontre et les rares personnes présentes dans le stade de Sclessin ce dimanche soir.

"On peut imaginer sa douleur en entendant la force de ses hurlements", soulignait Arnaud Bodart, qui était juste derrière Vanheusden au moment de la torsion de son genou droit. "J’ai entendu un craquement et ça m’a fait vraiment mal pour lui. Ce sont des moments qu’on déteste vivre. J’espère que les analyses médicales seront rassurantes car il était en super forme ces dernières semaines et était surmotivé."

Lorsque Vanheusden était au sol, tous les Rouches se sont rués près de lui. Sauf Aleksandar Boljevic, qui s’explique : "J’ai directement compris que c’était très grave et je ne voulais pas voir ça. Mais j’espère que ce n’est pas trop sérieux quand même. Zinho est peut-être notre joueur le plus important. C’est notre capitaine, il nous motive constamment."

Après la sortie du défenseur liégeois, la rencontre a eu bien du mal à redémarrer. Même les Ostendais étaient sous le choc. "On a tous entendu ses cris et quand on voit arriver les médecins sur la pelouse, ce n’est jamais un moment agréable", avouait Kevin Vandendriessche. "On se met tous à sa place et on prend un coup. Mais après, on tente de faire abstraction et de continuer."

Côté rouche, ce fut plus compliqué pour rebondir. "Ce n’était pas évident de se remettre dans le match car on avait constamment les cris de Zinho en tête", continue un Boljevic affecté. "Mais on s’est parlé à la paus e. On voulait vraiment gagner ce match pour Zinho et on lui dédie cette victoire."

À la mi-temps, les Rouches ont eu l’occasion d’échanger quelques mots avec leur capitaine. "Il avait mal mais il était lucide. On lui a tous parlé", reprend Arnaud Bodart.

Philippe Montanier, lui, tentait de rester positif en conférence de presse. "La blessure de Zinho est évidemment le gros point noir de la soirée. Je stresse un peu à l’idée de recevoir une mauvaise nouvelle après les examens médicaux ce lundi, mais je suis de nature optimiste, donc j’espère que ce sera plus de peur que de mal. J’ai déjà connu ce genre de moments dans ma carrière. Parfois, c’était juste une entorse… et d’autres fois, c’était beaucoup plus grave. On ne va pas spéculer. On sait que Zinho appréhende beaucoup les blessures au genou vu son passé, mais il faut rester calme. Même s’il est forcément rentré chez lui très stressé."

S’il est malheureux, cet évènement a eu le don de galvaniser le collectif rouche. "On a tous eu une pensée pour Zinho au coup de sifflet final et on lui dédie cette victoire. Tout le monde est affecté, mais on est content de la victoire. Pour nous et pour lui."