Anderlecht a été bon, mais c’est surtout le Standard qui a été très mauvais

LIEGE José Riga l’a dit après le match, il ne faut pas nier les mérites d’Anderlecht. Mais le coach a directement précisé que le Standard avait grandement facilité la tâche des Bruxellois. Voilà les principales lacunes rouches qui ont conduit à l’humiliation.

Les choix de Riga : certains lui ont reproché d’avoir joué avec deux médians défensifs à domicile contre des petites équipes. À Anderlecht, face à l’armada offensive mauve, cela aurait pourtant été plus judicieux qu’un système avec Seijas et Berrier devant Vainqueur. Comme l’a dit Pocognoli, la défense avait l’impression d’être en infériorité numérique. En revanche, à la mi-temps, alors que le Standard était mené, le coach est repassé à un système avec deux médians défensifs. Ensuite, il a sorti Tchite. Mais si l’attaquant ne montrait rien, c’était parce qu’il ne recevait aucun ballon. Il aurait peut-être été préférable de l’associer à Cyriac et de retirer un des cinq médians. L’excuse de la reconstruction et le fait qu’on fait le bilan en fin de saison n’empêchent pas de faire des bons choix au fur et à mesure.

Le niveau des joueurs : seuls Pocognoli, Seijas et Vainqueur ont gardé la tête hors de l’eau dimanche soir. Bolat, abandonné par sa défense, et Tchite, qui, malgré sa bonne volonté, n’a reçu aucun ballon exploitable, peuvent difficilement être critiqués. Le reste ? Le flanc droit, composé du duo Opare-Leye, a été catastrophique, Berrier n’a pas donné un seul bon ballon, Van Damme et l’axe défensif (le duo Ciman-Felipe) n’ont fait illusion qu’un quart d’heure. L’absence de Kanu a pesé. N’est-il pas temps d’accorder plus de crédit à certains et moins à d’autres ? Même si on ne voit pas les joueurs en semaine, vu que tous les entraînements sont à huis clos, la réponse est oui !

L’absence de réaction : dans le chef des joueurs, tout d’abord. À 1-0 à la pause, tout était encore possible mais aucun observateur n’y croyait tant le Standard subissait les événements, sans constituer le moindre danger pour Proto. À 2-0, le match était fini, dixit plusieurs Standardmen. Où est passée la grinta, marque de fabrique des Rouches ? À Anderlecht, qui leur avait annoncé une soirée cauchemardesque, c’est d’autant plus impardonnable d’accepter sans broncher. Absence de réaction aussi dans le chef de l’entraîneur. Certains joueurs dans un off day complet sont restés trop longtemps sur le terrain alors qu’il y avait des alternatives sur le banc.

© La Dernière Heure 2011