Hein Vanhaezbrouck raconte notamment que c'est Mogi Bayat qui l'a mis sur la piste de ce talent pur: "J'ai rapidement vu des choses que d'autres n'auraient pas remarquées. Surtout sa vitesse d'exécution, qui était trop rapide pour ses propres équipiers."

Une rencontre entre le jeune talent et l'entraîneur allait alors aboutir à sa signature à Gand, en 2017. "Il s'est vite affirmé au sein du groupe pro, alors qu'il n'avait que 16 ans. J'avais prévu de l'intégrer dans l'équipe au fil de la saison mais j'ai quitté le club (en septembre 2017, NdlR) et je me dois aujourd'hui de faire un grand mea culpa: je l'avais convaincu de venir à Gand, je croyais en lui. Mais quelques mois plus tard, je l'ai abandonné. Aujourd'hui encore, j'ai un mauvais sentiment quand j'y repense. Car il lui a fallu plus de temps que prévu pour obtenir sa chance. Vanderhaeghe et Thorup, avec qui il n'avait même pas le droit d'accompagner le groupe en stage hivernal, l'ont littéralement mis à la poubelle."

Indirectement, Vanhaezebrouck tacle également Michel Preud'homme: "Même au Standard, il n'y avait que Venanzi pour croire en lui pendant longtemps. Heureusement, il a enfin trouvé un entraîneur qui s'intéresse aux jeunes."