"Notre souci se situe au niveau de la tête, c’est mental."

Voici ce que déclarait Aleksandar Jankovic avant le Clasico à Anderlecht. Boosté par le point pris dans l’adversité à Bruxelles, on était en droit d’attendre des Liégeois qu’ils affichent la même mentalité contre Courtrai. La suite, on la connaît.

"On est paralysé par la peur de mal faire. Dès le premier contre adverse, on doute. Nous devons remédier à ce problème de stress. En faisant appel à une personne extérieure ? Pourquoi pas."

Après la débâcle, le coach serbe dressait à nouveau le même constat sans avoir une idée précise de comment endiguer le problème.

Les joueurs, eux aussi, reconnaissaient être pris par la pression. "On a craqué sous la pression. On savait quel était l’enjeu. Quand on sait qu’on doit gagner et qu’on encaisse, on est directement fébrile. Avant le match pourtant, on était prêt", constatait Renaud Emond.

Alexander Scholz, lui, évoquait le facteur confiance. "On sent qu’on n’est pas en confiance, il en faut peu pour nous déstabiliser. Sans confiance, tout devient difficile. On a juste besoin d’enchaîner les victoires."

Malheureusement pour les Liégeois, le stress ne peut pas tout expliquer. En signant au Standard, les joueurs savaient parfaitement bien la pression qu’ils endosseraient en enfilant le maillot rouche. Il s’agit plutôt d’orgueil, d’esprit de rébellion. Tout ce qu’on ne voit plus à Sclessin depuis des semaines maintenant. Craquer sous la pression, voici un constat qui fera sans doute bondir les fans liégeois. "Si tu as la chance de jouer au Standard, tu dois avoir la force morale suffisante pour porter ce maillot. À Sclessin, plusieurs joueurs évoluent avec un Pampers . Il faut mouiller le maillot et être fier de le porter, même dans les moments délicats", assurait le directeur sportif, Olivier Renard.