La deuxième période de jeudi face à Copenhague doit servir de rampe de lancement pour les hommes de José Riga

Jeudi soir à la mi-temps du match d’Europa League face à Copenhague, Sclessin grondait et sifflait ses idoles et ce, à juste titre tant le spectacle proposé par les Rouches était de piètre qualité.

“Il est vrai qu’en première période, on n’avait pas l’impression de jouer à domicile tant nous n’avions pas la maîtrise du ballon. En début de deuxième période on s’est cherché quelques minutes puis on a su élever notre niveau de jeu” , commente Franck Berrier.

Comme le Français le précise, le Standard a affiché deux visages totalement opposés.

Dès l’entame de la rencontre, José Riga décidait de modifier son système de jeu avec un 4-3-3 audacieux. Cependant, il manquait tout de même de la vitesse et de la profondeur dans le jeu liégeois.

Ainsi, le coach faisait monter Tchite, vivement réclamé par le public, à la pause. L’entrée au jeu de l’attaquant conjuguée au repositionnement de Seijas dans l’axe du jeu aux côtés de Franck Berrier, voilà deux choix qui se sont révélés payants pour José Riga.

Après avoir procédé à des tests au sein de son effectif ces dernières semaines, José Riga aurait-il trouvé la bonne formule face à Copenhague ?

“L’important c’est de voir comment les joueurs réagissent individuellement et collectivement au système mis en place” , lance José Riga.

Jeudi, le mentor des Rouches a été rassuré par ce que ses joueurs lui ont proposé après la pause.

“J’ai vu ce que je voulais voir en deuxième période c’est-à-dire des permutations et des enchaînements offensifs qui étaient absents en première période.”

Lors des 45 dernières minutes, William Vainqueur a joué seul devant la défense. Une formule susceptible d’être d’application dès le début du match ? “Oui c’est possible. Mais je le répète, l’important, c’est l’équilibre de l’équipe” , poursuit José Riga.

Du côté des joueurs, on respecte les choix posés par le coach et on ne semble pas perturbé par les changements de système. “On a un noyau suffisamment étoffé pour se permettre de changer plusieurs fois” , note Berrier.

Et le coach de conclure sur la rotation et les changements au sein du groupe : “On parle souvent du Standard mais je vois d’autres équipes qui bousculent leur onze de base à l’instar d’Anderlecht.”



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