Logiquement, Mbaye Leye regrettait le manque de réalisme de ses hommes. "Après un tel match, c’est incroyable qu’on n’inscrive qu’un but. À la pause, on peut revenir au vestiaire avec un score de 2-2 ou de 3-3. Après le repos, on prend des risques et on se procure encore beaucoup d’occasions mais ça ne rentre pas."

La rencontre de dimanche aura résumé à merveille la saison des Liégeois faite de hauts et de bas. "Vous avez tout dit", intervient Leye. "On perd beaucoup de joueurs avant le match comme Collins Fai qui a été malade toute la nuit, Nicolas Raskin, pour lequel on craint le pire (ligaments du genou) après une blessure arrivée bêtement samedi. Il y a ensuite Selim qui déclare forfait avant le coup d’envoi. Avant cela, il y a eu Zinho, puis Bokadi. Cela faut beaucoup. Ajoutez à cela des matchs lors desquels on est totalement passé à côté et vous avez un condensé de ce qu’on a vécu cette saison."

Tout comme Zinho Vanheusden, le coach se veut tout de même optimiste pour la prochaine saison.

"Oui car, en interne, on sait ce qu’il manque au club et ce qu’il faut injecter à ce noyau pour être plus performant et il faudra s’en donner les moyens." Et Mbaye Leye de préciser sa pensée. "Si tu disposes de joueurs de flanc capables d’éliminer en un contre un comme le font des Bongonda, Ito, ou encore Storm à Malines, tu es déjà bien avancé. La préparation, que je n’ai pas eue, sera également primordiale."

La saison 2021-2022 sera marquée par un mot : "la reconstruction. Le Standard qui ne se qualifie pas pour l’Europe, c’est triste mais si vous voulez que ces hauts et ces bas, qui sont présents depuis de nombreuses années, cessent, alors il faut faire table rase du passé et repartir de zéro. Comment ? Avec des jeunes talentueux de notre centre de formation encadrés par ce que j’appelle des leaders positifs qui sont capables de leur montrer la bonne attitude à adopter. Zinho Vanheusden en fera-t-il partie ? Ce serait bien, on a beaucoup parlé avec lui mais on n’est pas les seuls à vouloir l’avoir la saison prochaine. Le président sait ce qu’il veut faire, on verra mais ce qui est important, c’est qu’on retienne ce mot : reconstruction."