Cette fois, Guy Luzon n’a pas pris ses deux enfants dans ses bras pour aller, avec eux, saluer le public.

Parce qu’il pleuvait ? Ou parce que le stade - et lui-même - manquait de ferveur ?

Pour ces deux raisons , sans doute.

L’entraîneur du Standard ne masquait pas la réalité : "Compliment à OHL, qui a très bien joué, qui a bien fait voyager le ballon, qui était bien organisé défensivement. Pour ces raisons, l’équipe louvaniste mérite le respect. Notre attitude, en revanche, n’a pas été bonne. C’est le moins qu’on puisse dire. Voulez-vous que je vous énumère nos manquements ? Nous n’étions pas assez déterminés, nous n’avons pas imposé la moindre pression, nous n’étions pas suffisamment sereins en possession du ballon, nous n’évoluions pas assez près les uns des autres. Nous n’avons pas affiché notre mobilité habituelle, nous avons manqué de la créativité élémentaire. Nous avons livré un mauvais match sur le plan offensif. Ce ne fut guère mieux sur le plan défensif. En somme, rien n’a fonctionné cet après-midi"

Fermez le ban.

Ce fut donc un match sans dans tout son ennui… pour le spectateur neutre. "On a gagné, c’est le plus important. Une grande équipe gagne aussi quand elle marche moins bien. Sommes-nous déjà une grande équipe ? Non, mais on veut tendre vers cet objectif."

Après le match à Genk, Guy Luzon avait estimé que son équipe avait évolué à 35 % de ses possibilités : "Cet après-midi, aucun chiffre ne peut sanctionner notre piètre prestation."

Pourquoi donc le Standard a-t-il produit ce spectacle ? "Nous avions peut-être cru que ce match allait être facile. En football, un match facile n’existe pas. Quand l’engagement fait défaut, on rend difficiles les tâches les plus simples. Quand on n’est pas assez concentrés, il est difficile d’évoluer à 100 %. Or, pour que le Standard gagne un match, chaque joueur doit se livrer à 100 %.