Lors de sa prise de fonctions, Mbaye Leye avait prévenu. La situation d’urgence dans laquelle le Standard se trouvait nécessitait un redressement comptable rapide, peut-être au détriment de la manière.

Le match de dimanche après-midi n’aura pas fait mentir le T1 des Rouches, qui ont assuré l’essentiel. "C’était un match différent de celui face à Waasland-Beveren. En première période, on a su trouver les espaces et construire le jeu. Après le repos, on a souffert car le coach adverse a tenté de trouver nos points faibles et on n’était pas bons dans la transition. Mais il y a des matchs au cours desquels il faut savoir souffrir avec caractère."

On ne contredira pas le Sénégalais lorsqu’il dit que le deuxième acte des siens était de moins bonne facture. "Ce Standard-là n’est pas encore prêt à être parfait. Les lacunes techniques étaient déjà visibles avant, mais c’était plus flagrant cette fois. Le seul moyen par lequel on pouvait leur faire mal, c’était dans les transitions et on ne l’a pas bien réalisé. Ce qui me réconforte par contre, c’est le travail et l’abnégation de toute l’équipe. Dans la situation actuelle, seuls les points comptent. L’esthétique, ce sera pour plus tard.."

Une équipe qui a réussi ce qu’elle n’arrivait plus à faire depuis longtemps : garder le zéro. Signe d’une solidarité retrouvée, solidarité qui provoque également la chance. "La chance se provoque", commente Mbaye Leye. "On a gardé une très bonne organisation et ce, même quand on était mis en difficulté par une équipe qui, à mon sens, ne mérite pas son classement. Lorsque le Cercle est passé à deux attaquants, il fallait que Raskin redescende devant la défense comme troisième arrière central. Je tiens d’ailleurs à souligner son intelligence tactique."