Impassible sur le terrain comme après la rencontre, Mbaye Leye a tout de même savouré à sa juste valeur cette première victoire pour le Standard depuis plus de deux mois, la première de sa carrière de T1. Le Sénégalais le sait, le chemin est encore long et il n’a pas de temps à perdre en route, pas même pour fêter ce qui restera à jamais gravé dans sa mémoire de coach.

Mbaye, au-delà de la victoire, c’est l’abnégation de vos hommes qui vous satisfait ?

"Vous avez trouvé le bon mot : abnégation. Les joueurs ont suivi l’idée que je leur avais soumise. Il fallait aller chercher l’adversaire assez haut. À la fin, les joueurs étaient tous fatigués et c’est positif. On doit toujours donner le tempo, encore plus à domicile. J’avais prévenu que ce ne serait pas parfait car on est en train de construire quelque chose. Il y a beaucoup de satisfactions mais on est encore loin de là où on veut arriver."

Le troisième but, c’est le genre de construction que vous voulez voir ?

"Oui. On doit toujours être en mouvement et il y avait du monde devant. Les courses, celles de Selim, Tapso ou encore Hugo, étaient également justes."

Hugo Siquet, vous n’avez pas eu peur de le lancer. Pourquoi ?

"C’est le seul joueur que j’ai appelé quand j’ai été nommé T1 pour lui dire que j’avais confiance en lui et qu’il devait continuer à travailler. J’ai vu son dernier match (NdlR : en 2020) au cours duquel il est monté et j’étais persuadé qu’il pouvait le faire. Il a répondu présent. Il doit maintenant continuer pour être régulier."

Un autre choix fort aura été de redonner le brassard à Mehdi Carcela.

"Je ne lui ai pas donné avant d’avoir l’aval de Samuel et d’Arnaud qui ont de suite accepté. Quand je vois la prestation de Sam, je suis d’ailleurs rassuré. Pour ce qui est de Mehdi, il a eu la bonne attitude. J’en profite pour repréciser une chose, car certains n’ont visiblement pas bien compris : je ne lui demanderai pas de tout faire. Chaque joueur à son rôle à jouer. Mehdi fait partie de la partition."

Vous n’avez pas montré votre joie sur les buts ou encore en fin de match, pourquoi ?

"Cela a un peu été mon problème quand j’étais joueur, les célébrations. Mon fils me disait souvent qu’elles étaient nulles (rires). Ici, c’était peut-être aussi conditionné au contexte de la situation. Je ne trouve pas que c’était un match qui valait la peine de s’exciter. Je suis là pour guider les joueurs. Si on continue, on aura sans doute le temps pour des moments de folie."

À quoi avez-vous pensé au moment de prendre place sur le banc dans la peau du T1.

"Que j’espère pouvoir encore y prendre place pour le retour des supporters car en football, on ne sait jamais."