La vie d’un entraîneur n’est pas de tout repos. Mbaye Leye a pu l’expérimenter au cours des neuf premiers mois de sa carrière de coach principal. Le voici désormais confronté à la facette la moins agréable du métier dont il a tant rêvé, celle des spéculations autour de son avenir suite à un manque de résultats.

Il faut dire que les défaites du Standard face à Anderlecht, puis contre Saint-Trond, lors des deux derniers matchs, combinées à un football pas encore abouti, l’ont mis sous pression. Mais, paradoxalement, Leye est pourtant renforcé suite à la semaine qui vient de s’écouler, avec notamment la mise à l’écart du directeur sportif Benjamin Nicaise, avec qui ses relations étaient devenues inexistantes.

"Les grandes décisions doivent être prises par des hommes forts et c’est ce que Bruno (Venanzi) a fait", indiquait le coach des Rouches ce jeudi. "Ce qui est le plus important, dans ce projet, c’est la solidarité. On doit être un collectif à tous les niveaux. Et avec Bruno et Alex (Grosjean), c’est le cas. Nous sommes en symbiose. On est dans une restructuration. On vit des moments compliqués. Mais je suis persuadé que le travail va payer."

Une manière de penser qui lui permet d’aborder avec sérénité le match à Malines, qui a, de l’extérieur, des allures de match couperet pour son avenir. "Dans le football, la pression est partout, tout le temps. Mais je ne suis pas inquiet pour mon futur. Si je dois partir dans une semaine, dans trois mois, dans six mois ou dans deux ans, les choses se feront. Je suis sûr que je suis à la bonne place. Les résultats sont manquants mais on connaît le problème."

C’est principalement le manque d’occasions que le Standard se crée. "Quand j’étais attaquant et que je jouais un match sans frapper au but, je rentrais dans le vestiaire en râlant. Ma mentalité n’a pas changé depuis que je suis entraîneur : avec ou sans la manière, je veux gagner."

Cela tombe bien : la victoire sera un indispensable ce vendredi soir.